Beach wrestling

UWW annonce la création de World Series de Beach Wrestling

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY (le 23 août) -- United World Wrestling, instance dirigeante de la lutte au niveau mondial, dévoile les détails des World Series de Beach Wrestling.

La création de World Series de Beach Wrestling accompagne la promotion de cette discipline vers son inclusion dans tous les événements multisports officiels.  

Les compétitions de catégorie senior comprendront huit catégories de poids également divisées entre hommes et femmes. Les quatre catégories de poids masculines sont 70kg, 80kg, 90kg et +90kg, et les quatre catégories féminines 50kg, 60kg, 70kg et +70kg.

Les matchs se déroulent sur une période de 3 minutes pour toutes les classes d’âge. La lutte de plage ne se pratique qu’en position debout, et le recours aux jambes est autorisé dans toutes les actions.

La position neutre est ordonnée au début du match et après chaque intervention. Les deux lutteurs se tiennent l’un en face de l’autre au centre du cercle et attendent le coup de sifflet de l’arbitre pour commencer à lutter. 

Les athlètes se verront attribuer un (1) ou trois (3) points d'après les critères suivants : 

Un (1) point est attribué :
• au lutteur qui réussit à amener au sol toute partie du corps de son adversaire, à l'exception des mains.
• au lutteur qui réussit à amener toute partie du corps de son adversaire à l'extérieur de la zone de combat.
• au lutteur dont l'adversaire a reçu un avertissement pour action illégale.

Remarque : l'attaquant (et seulement l'attaquant) peut mettre un genou à terre pendant l'exécution d'une action, si cette action amène l'adversaire au sol.

Trois (3) points sont attribués :
• au lutteur qui parvient à exposer au sol le dos de son adversaire lors d'un amené à terre ou d'une projection.

Chaque avertissement donne 1 point à l’adversaire. Après trois avertissements durant le même match, la fin du match est annoncée.

Le premier athlète à marquer 3 points est le gagnant du match. En cas d’égalité de points à la fin du match, les critères suivants seront pris en considération pour déterminer le gagnant :

La valeur de prise la plus haute
• Le dernier point marqué
• Le poids des athlètes*
• Le rang le plus bas ou le plus petit nombre tiré au tirage au sort

* Leurs poids (ceux-de la pesée officielle) seront contrôlés et le lutteur le plus léger sera déclaré gagnant.

Le championnat du monde de Beach Wrestling 2018 à Sarıgerme-Ortaca (Mugla) en Turquie, les 6 et 7 octobre, sera le premier événement de série mondiale de classement de Beach Wrestling et servira de tournoi qualificatif pour les ANOC World Beach Games 2019, qui se dérouleront sur la Mission Beach de San Diego, du 12 au 14 octobre prochain. 

Who's In?

Lutte féminine : les qualifications olympiques

By Andrew Hipps

CORSIER-SUR-VEVEY (le 22 avril) - En réponse à la décision du CIO de reporter les Jeux Olympiques de Tokyo à l'été 2021, United World Wrestling a annoncé que toutes les places de qualification olympiques déjà obtenues resteront comme tel.

Pour les athlètes ayant qualifié leur pays au championnat du monde ou au tournoi de qualification panaméricain, leur épreuve est donc finie. Mais différentes catégories de poids restent indéterminées et les huit places de chacune seront établies en mars et avril 2021.

Nous avons vérifié les séries pour savoir quelles stars doivent encore se qualifier (“Who’s In”).

Les meilleures pays de lutte féminine sont de retour pour cette année qualificative comme le Japon et la Chine, en lice pour accumuler la plus grande quantité de places olympiques.

Les Etats-Unis sont le seul pays qualifié dans chacune des six catégories de poids : deux d'entre elles obtenues lors du championnat du monde 2019, quatre autres lors du tournoi de qualification olympique d'Ottawa.

Le Japon, lui, s'est qualifié dans cinq des six catégories olympiques lors du championnat du monde de Noursoultan, la Chine dans quatre. Il est attendu que ces deux pays complètent leur pleine licence olympique lors du tournoi de qualification olympique d'Asie de mars 2021.

Voyons où en sont les choses dans chacune des six catégories à l'approche des quatre derniers événements de qualification olympique.

50kg
Dans l'un des plus surprenants développements du championnat du monde 2019, le Japon a échoué à se qualifier dans la catégorie de lutte féminine des 50kg. Yuki IRIE, qui a remporté la place sur la deux fois championne du monde Yui SUSAKI, n'avait pas atteint un combat de médaille à Noursoultan.

Cette échec a permis à Susaki de récupérer sa place et de partir en quête d'or olympique. Susaki a de nouveau vaincu Yuki lors de la Coupe de l'Empereur en décembre, acquérant ainsi le droit de qualification pour le tournoi olympique d'Asie. Si elle réussit, elle sera définitivement la favorite de la catégorie à Tokyo.

Evin DEMIRHAN (TUR), médaillée mondiale de bronze et championne du monde des U23, tentera elle d'obtenir la qualification lors du tournoi olympique européen.

53kg
Jacarra WINCHESTER (USA) avait remporté le titre mondial des 55kg à Noursoultan avant de passer en 53kg pour décrocher là aussi une place olympique pour son pays. Elle a ensuite déployé toute son énergie au tournoi de qualification olympique panaméricain de mars dernier, qualifiant les USA pour la catégorie.

La double championne du monde Vanesa KALADZINSKAYA avait décroché l'or au Matteo Pellicone en janvier, avant d'y ajouter un titre européen en février. Elle cherchera à sécuriser sa place olympique lors du tournoi de qualification européen en mars 2021.

57g
La championne olympique Helen MAROULIS (USA), qui avait sonné la grande lutteuse japonaise Saori YOSHIDA (JPN) en lui arrachant l'or aux Jeux Olympiques de Rio, est revenue à la compétition pour la première fois depuis le championnat du monde 2018 en prenant part au tournoi de qualification panaméricain d'Ottawa. Elle y a qualifié les USA en 57kg avant de déclarer forfait pour la finale.

Alma Jane VALENCIA ESCOTO (MEX) avait écrit l'histoire pour son pays en atteignant les finales du qualificatif panaméricain, devenant la première Mexicaine à obtenir en lutte la qualification pour les Jeux Olympiques. 

La triple médaillée mondiale Emese BARKA (HUN) et la championne d'Europe 2020 Grace BULLEN (NOR) seront les favorites du tournoi de qualification européen.

62kg
Quadruple médaillée mondiale, Yulia TKACH (UKR) a réalisé une année impressionnante, décrochant le bronze du Matteo Pellicone et l'or du championnat d'Europe.  Classée 3ème mondiale, elle est cependant toujours en quête d'une place olympique sûre en 62kg. 

Jackeline RENTERIA CASTILLO (COL) est à la poursuite de son quatrième cycle olympique. La Colombienne de 34 ans avait remporté des médailles de bronze aux Jeux de 2008 et de 2012. Elle a échoué à se qualifier pour le championnat du monde de Noursoultan, de même que pour le qualificatif panaméricain ; il lui reste donc encore une chance de qualification olympique, lors du, justement, 'tournoi mondial olympique de la dernière chance' d'avril 2021.

68kg
Danielle LAPPAGE (CAN), médaillée mondiale d'argent en 2018, s'est qualifiée pour les JO en mars dernier en remportant le tournoi de qualification olympique panaméricain. La star canadienne a aussi décroché le bronze au Matteo Pellicone en janvier dernier.  

Yudari SANCHEZ RODRIGUEZ (CUB) a composté son billet pour Tokyo en atteignant les finales du Panaméricain et est l'une des trois lutteuses cubaines qualifiées pour les JO.

Koumba LARROQUE (FRA) est médaillée mondiale 2017 et 2018, mais n'a su atteindre les finales de Noursoultan. Elle tentera de sécuriser sa place olympique lors du qualificatif européen.

76kg
Championne olympique, Erica WIEBE (CAN) s'est emparée de l'or du Pellicone avant de sécuriser sa place au Panaméricain d'Ottawa. Plusieurs lutteuses très accomplies chercheront la qualification lors du tounoi européen, dont la championne du monde Yasemin Adar (TUR), la quadruple médaillée mondiale Vasilisa MARZALIUK (BLR) et l'une des médaillées olympiques russes, Natalia VOROBEVA ou Ekaterina BUKINA. 

Vorobeva fut championne olympique en 2012, vice-championne en 2016. Jeune maman, elle est devenue championne du monde de la catégorie non olympique des 72kg lors des mondiaux de Noursoultan en 2019.