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L'UWW renouvelle ses Commissions et Comités

By United World Wrestling Press

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 2 février) -- United World Wrestling a annoncé la composition de ses Commissions et Comités pour les Jeux Olympiques de Paris 2024 après la rencontre du Bureau tenue la semaine dernière. 

Depuis les récentes élections de la Commission des athlètes, tous les continents sont représentés dans les Commissions de l'UWW ; l'un des changements les plus notables est une augmentation de la représentation féminine générale. Six membres du Bureau ont été élus président d'une commission, et un autre d'un Comité.

Daulet Turlykhanov continuera son rôle de Président de la Commission scientifique ; Mikhail Mamiashvili sera Président de la Commission technique ; Stan Dziedzic et Don Ryan co-présideront celle des entraîneurs ; Akhroldjan Ruziev sera en charge de la Commission des médias. 

Pedro Gama Filho prend un nouveau rôle en tant que Président de la Commission de marketing ; Nataliya Yariguina, à nouveau, présidera la Commission d'égalité des sexes.

La Commission juridique et d'éthique sera présidée par Belcho Goranov, Sport pour tous par Georgy Bryusov  et la Commission médicale par le Dr. Babak Shadgan.

Antonio Silverstri reste au timon de la Commission d'arbitrage.

UWW a également élu quatre présidents de Comités lors de la réunion du Bureau ; Pedro Silva se retrouve à la tête du Comité de lutte de plage. 

Rizvan Bochkaev sera en charge du Comité de grappling ; Alexei Savchuk de celui du pankration et Cholpon Sultanbekova de celui de lutte à la ceinture.

La réunion a aussi abordé les projets en cours concernant la mise en place du Plan stratégique quinquennal présenté au Congrès de Belgrade. Ce plan décrit l'orientation d'UWW sur la jeunesse, la lutte féminine, les styles associés, l'image de la lutte et la transformation digitale durant le cycle olympique, ainsi que comment donner priorité à ces sujets lors des compétitions de 2022 à 2026.

Pour plus de détails sur le Plan stratégique quinquennal de l'UWW, vous pouvez cliquer ici, ou vous rendre sur Stratégie | United World Wrestling (uww.org)

COMMISSIONS

Scientifique
Président : Daulet Turlykhanov (KAZ) 

Dr. David Curby (USA)
Dr. Nabil Hosny Elshorbagy (EGY)
Prof. Jose Maria Lopez Guillon (ESP)
Prof. Dr. Georgii Korobeinikov (UKR)
Prof. Dr. Ümit Karli (TUR)
Dr. Tibor Barna (HUN)
Assist. Prof. Ioannis Barbas (GRE)
Dr. Bahman Mirzaei Ghaziani( IRI)
Assoc. Prof. Mario Baic (CRO)

Juridique et d'Ethique
Président : Belcho Goranov (BUL)

Francisco Gonzales Pineda (GUA)
Aurélie Aim-Tuil (FRA)
Michael Smith (CAN)
Roman Kudinov (SUI)
Rouzbeh Vosough Ahmadi (IRI)
Osamu Shimizu (JPN)
Carla Morais (POR)
Laura Peeters (USA)
Houcine Kharrazi (TUN)

Technique
Président : Mikhail Mamiashvili (RUS)

Alin Grigore (ROU)
Finizio Salvatore I(TA)
Peter Bacsi (HUN)
Şeref Eroğlu (TUR)|
Zhang Ye (CHN)
Daniel Igali (NGR)
Paul Ragusa (CAN)
Rich Bender (USA)

Coach
Président : Stan Dziedzic USA, with Don Ryan (CAN)

Andras Sike (HUN)
Dr. Mehmet Özal (TUR)
Mindaugas Ežerskis (LTU)
Mohsen Kaveh (IRI)
Paulin Kouakou (CIV)
Yury Shakhmuradov (RUS)
Evangelia Nikolaou (GRE)

Arbitrage
Président : Antonio Silvestri (GER)

Halil Ibrahim Cicioglu (TUR)
Kamel Bouaziz (TUN)
Cassey Goessl (USA)
Noravard Arustamyan (RUS)
Koike Kuninori (JPN)
Sherif Halawa (EGY)
Carlos García (ESP)
Tsong-rong Jang (TPE)
Stanislav Sernek (SLO)
Ferenc Gyarmati (ROU)
Gary Bird (CAN)
Mohammad Mosalaeipour (IRI)
Rui Marta (POR) (Beach Wrestling)
Vito Paolillo (ITA) (Grappling)

Sport pour Tous
Président : Georgy Bryusov (RUS)

Samim Miya Ansari (NEP)
Gérard Santoro (FRA)
Pablo Rubén Pintos Figueroa (ESP)
P.M.D. Sandamali Chandrasena (SRI)
Jean Claude Niyukuri (BDI)
Andy Barth (USA)
Milan Pavelic (CRO)

Marketing
Président : Pedro Gama Filho (BRA)

Jean-Carl Fossati (FRA)
Lajos Virág (HUN)|
Morten Sandnæs (NOR)
Prof. Dr. Süleyman Şahin (TUR)
Ali Eftekhari (IRI)
Michael Faller (GER)
Morgan Rabine (USA)
Sahif Mustapha (MAR)
Yury Federov (RUS)

Médias
Président : Akroldjan Ruziev (UZB)

Didier Favori (FRA)
Ali Feizasa (IRI)
Darren Matte (CAN)
Ikuo Higuchi (JPN)
Przemysław Kaliski (POL)
Taylor Gregorio (USA)
Waffa Fadou (TUN)

Médicale
Président : Dr Babak Shadgan (CAN)

Dr. Camillieri Gianluca (ITA)
Dr. Mika Lehto (FIN)
Dr. Szabolcs Molnár (HUN)
Dr. Francisco Salvador Lee Guandique (GUA)
Dr. Radivoj Filipov (SRB)
Dr. Loukas Konstantinou (GRE)
Dr Stefan Strugarov (BUL)
Dr. Elena Abaeva (UZB)}
Dr. Dorsaf Methni (TUN)
Dr. Irina Doulepova (RUS)

Egalité des Sexes
Président : Nataliya Yariguina (RUS)

Lise Legrand (FRA)
María Teresa Méndez Mayo (ESP)
Milica Vukasinovic Vesic (SRB)
Yareni Guerrero (AUS)
Fatemeh Dearkhshani (IRI)
Rosalie Benie (CIV)
Tamara Medwidsky (CAN)
Eri Tosaka (JPN)
Nikolay Stanchev (BUL)

COMITÉS

Lutte de Plage
Président : Pedro Silva (POR)

Magomed Magdiyev (UKR)
Gabriella Sleisz (HUN)
Mohamed Mahmoud Aly (EGY)
Jian Wang (CHN)
Marian Berbec (ROU)
Konstantinos Papakonstantinou (GRE)
Ed Duncan (USA)
Eugeny Abarius (RUS)

Grappling 
Président : Rizvan Bochkaev (RUS)

Antonio Garcia Morales (ESP)
Kanat Alin (KAZ)
Serhiy Cherednichenko (UKR)
Richard Tado (USA)}
Azad Askerov (AZE)

Pankration
Président : Alexei Savchuk (BLR)

Anastasia Tukmachova (UKR)}
Italo Morello (ITA)
Konstantin Klimov (RUS)
Edmar Abdoelaev (NED)
Amatto Zaharia (ROU)
Ron Hill (USA)
Pavel Pokatilov (MDA)
Evangelos Koutras (GRE)

Lutte à la Ceinture
Président : Cholpon Sultanbekova (KGZ)

Alik Shpekbayev (KAZ)
Edmar Abdoelaev (NED)
Artur Ayramidi (UKR)
Jahja Madjid (INA)
Somayeh Khani Bakhtiari (IRI)
Omarmukhtar Chandpasha Tamboli (IND)
Marian Berbec (ROU)

La championne olympique Tosaka de retour après 13 mois d'absence

By Ken Marantz

MISHIMA, Japon (24 septembre) – Treize mois après avoir remporté l’or aux JO de Rio 2916, et une opération du pied plus tard, Eri TOSAKA a repris la compétition sur les chapeaux de roues, et semble bien partie pour Tokyo 2020 – même s’il lui reste malgré tout du chemin à parcourir.

Tosaka, championne olympique à 48 kg, a gagné trois fois par supériorité technique à 53 kg à l’Open du Japon de lutte féminine. Elle a également connu quelques moments plus difficiles après avoir été menée en début de match en demi-finale et en finale.

« C’était mon premier tournoi depuis les Jeux Olympiques, et j’étais plus tendue que d’habitude » commente Tosaka. « Je n’avais pas le bon timing, et cela a été plus difficile que ce que je pensais ».

En finale, Tosaka a subi un plaquage en début de match face à Arisa TANAKA, mais a réussi à reprendre l’avantage 12-2 en 5 :18. Le même résultat que la demi-finale de 2015, sauf qu’il y a deux ans le match avait duré dix secondes de moins.

Tosaka s’est surtout faite peur en demi-finale, ou elle était menée 6-0 après 30 secondes par Nao TANIYAMA, de l’Université d’Hosei. Taniyama a marqué un leg takedown, et a renversé deux fois la triple championne du monde.

Enfin, Tosaka s’est animée. Elle rapidement marqué deux plaquages et un roll pour revenir au score à 1 :40. Elle a ensuite marqué deux points supplémentaires, et a finalement terminé son comeback avec quatre ankle rolls pour le score de 16-6 en 2 :46.

« Je pensais que j’allais perdre » déclare Tosaka. « Je ne me rappelle pas très clairement de ce match, j’étais tellement inquiète ».

Le succès de Taniyama en début de match l’a surprise autant que le public. Elle admire la façon dont son adversaire a gardé son calme et s’est défendue.

« Quand j’ai marqué six points, j’ai pensé que j’allais gagner » continue Taniyama. « Mais Tosaka a fait preuve de la force mentale qu’on acquiert avec l’expérience. Elle est aussi forte physiquement. »

Une victoire dans la division senior du tournoi permet de se qualifier pour les Championnats japonais qui auront lieu en décembre et qui sont les premiers des deux tournois qualificatifs pour les Jeux Olympiques, les Championnats du Monde et d’autres grands tournois. Les lutteurs tels que Tosaka sont néanmoins automatiquement inscrits dans ce genre d’évènement et ne participent que rarement à l’Open du Japon.

Mais Tosaka pensait qu’il était nécessaire qu’elle s’inscrive puisqu’elle reprenait la compétition. Une décision prise en accord avec son coach Kazuhito Sakae, directeur de l’équipe nationale et responsable de l’Université de Shigakkan.

Tosaka, qui a fêté ses 24 ans le mois dernier, a avoué qu’elle se sentait fébrile et qu’elle ne s’était pas entrainées les deux jours précédant le tournoi.

« C’est ma faute, j’aurai du prendre mieux soin de moi » commente Tosaka, qui a pensé à se retirer de la compétition, mais qui a finalement décidé qu’il était mieux de gagner de l’expérience.

« Nous avons parlé du fait qu’elle devait au moins remporter un tournoi chez elle (au Japon) si elle voulait participer à l’Open du Japon et aux prochains Championnats du Monde » commente Sakae. « Elle s’est entrainée très dur à Shigakkan et au camp d’entrainement national. Puis, il y a deux jours, j’ai reçu un message de sa part qui me demandait si elle pouvait rater l’entrainement. Elle ne se sentait pas bien. Je lui ai dit de se reposer. »

« Elle subit beaucoup de pression, et elle a réalisé qu’elle devait la surmonter » continue Sakae. « Elle m’a dit qu’elle était nerveuse. Mais cela fait une grosse différence de participer à un match ou d’en rater un, et elle aurait risqué sa réputation de championne. J’admire le courage qu’elle a eu de venir. »

Après avoir remporté l’or à Rio, Tosaka a souffert d’une douleur chronique dans le gros orteil du pied gauche, et a décidé de se faire opérer pour faire enlever des dépôts de calcium en janvier. Elle avait prévu de participer aux Championnats organisés au Japon en mai pour se qualifier aux Chapionnats du Monde de Paris, mais elle a du se retirer de la compétition, sa guérison ne se faisant pas aussi vite que prévu. Elle était championne du monde depuis trois années consécutives.

« Quand je me suis fait opérer, je ne savais pas ce qui m’attendait » dit-elle. « Je me demandais ce qui allait se passer. Je suis contente d’être de retour sur le tapis. Je suis passée du paradis – la médaille d’or aux JO – à ce qui était pour moi un enfer. Je n’avais jamais été aussi reconnaissante de pouvoir être sur un tapis. »

En l’absence de Tosaka, la jeune Yui Susaki a remporté l’or à Paris. Susaki a récemment annoncé qu’elle allait s’inscrire à l’Université de Waseda dès le printemps.

« Toute personne qui étudie la bas peut atteindre le niveau des compétitions mondiales » commente Sakae. « Qui va gagner ? C’est une catégorie de poids très intéressante pour le Japon. »

Tosaka sait qu’elle doit travailler dur pour atteindre une nouvelle fois un tel niveau. Elle doit surtout corriger son habitude de ne pas marquer de points avant d’être menée au score, comme elle l’a fait en finale olympique, lorsqu’elle a réalisé un plaquage de dernière minute face à Mariya Stadnik.

« J’aimerai marquer la première, mais si je ne suis pas en train de perdre, on dirait que je ne m’en donne pas la peine » déclare Tosaka. « C’est ma faiblesse. Je dois changer cela pour un style plus agressif dès le début. »

Son timing inadéquat pour les plaquages lui cause également du souci.

« Si je continue comme ça, il sera difficile de remporter la Emperor’s Cup. Je dois être capable de marquer des points. »

Okuno remporte un nouveau titre

L’autre tête d’affiche du tournoi était la championne du monde à 55 kg Haruna OKUNO, qui a été très active depuis les Championnats de Paris.

Okuno, 18 ans, a entièrement dominé ses trois adversaires à 55 kg, gagnant une fois par tombé et deux fois par supériorité technique 10-0. Elle a battu Riko MIZUGUCHI en 1 :47 en finale.

En finale à 58 kg, la championne du monde junior Sae NANJO a battu la championne du monde de 2014 Chiho HAMADA 3-2. Nanjo, 18 ans, était l’une des trois adolescentes à remporter l’or pour le Japon au Championats d’Asie Senior en mai, aux côtés de Susaki et Mayu MUKAIDA.

Six jours après avoir remporté l’or à Paris et deux jours après son retour au Japon, Okunoa participé aux Championnats All-Japan Collegiate et a gagné le titre à 58 kg. Sa sœur Rina a de son côté gagné à 48 kg.

Okuno, qui est en première année à l’Université de Shigakkan, a dit qu’elle s’était inscrite à ce tournoi pour travailler certains aspects de sa technique.

« Cette fois, le but était de travailler mes techniques au sol » déclare-t-elle. « Je voulais marquer des points sans donner à mon adversaire le temps de souffler. Mais je restais à regarder mon adversaire, et mon coach criait « Allez ! Vas-y ! » C’est mon point faible, j’ai besoin de motivation. Il faut que je change ça. »

Ceci dit, Sakae n’a fait que des compliments à sa nouvelle star.

« Okuno est particulière car même si elle n’a que 18 ans, elle prend le contrôle du match comme si elle était une vétéran » commente-t-il. « Lorsqu’elle aura plus de force, elle sera encore plus douée. »

Okuno ne sait toujours pas dans quelle catégorie de poids du nouveau système elle s’inscrira.

« Je n’ai encore jamais gagné d’Emperor’s Cup » dit-elle. « Après discussion avec mon coach, je vais choisir la catégorie de poids qui me donne le plus de chances d’atteindre mon but. »