Stades

La Chine offre une arène de lutte au Sénégal

By BBC News

DAKAR, Sénégal (le 26 juillet) -- Le président sénégalais, Macky Sall, et son homologue chinois, Xi Jinping, ont inauguré à Dakar une arène nationale de lutte financée par la Chine.

La première arène dédiée à ce sport très populaire au Sénégal, située dans la ville de Pikine, près de Dakar, a été inaugurée dimanche, second jour de la visite du dirigeant chinois dans la capitale sénégalaise.

Xi Jinping, en visite d'Etat au Sénégal, a symboliquement remis dimanche matin à Macky Sall les clefs de l'arène nationale de lutte de Pikine, lors d'une cérémonie marquée par une chorégraphie de lutteurs.

La nouvelle arène, construite en 28 mois par des entreprises chinoises, est financée par la Chine pour un montant de 32 milliards de francs CFA, environ 48,7 millions d'euros. Elle a une capacité de plus de 20.000 places.

"L'arène nationale vient combler un vide dont souffrait la lutte", a déclaré le ministre sénégalais des Sports, Matar Bâ, cité par l'Agence France-Presse.

L'ouvrage peut accueillir d'autres disciplines sportives comme la boxe et les arts martiaux, mais aussi des activités socio-éducatives, comme des concerts, selon M. Bâ.

L'arène nationale était une vieille doléance des professionnels de la lutte au Sénégal, qui organisaient leurs compétitions dans des stades de football.

Les combats de lutte avec frappe au Sénégal, souvent retransmis en direct à la télévision, mobilisent des milliers de spectateurs et de nombreux sponsors.

Ces derniers contribuent à la prise en charge des frais d'organisation et au paiement aux lutteurs de cachets atteignant parfois plusieurs dizaines de milliers d'euros

(Article original publié par BBC Afrique ici)

Lutte Féminine

Lutte féminine : épilogue d'un mémorable camp d'entraînement

By Tim Foley

TOKYO (le 2 avril) – United World Wrestling a mené à bien son plus grand camp jamais organisé d'entraînement de lutte féminine la semaine dernière à Tokyo, avec la participation de plus de 160 athlètes et entraîneurs.

“C'est un grand pas pour la lutte féminine,” a déclaré M. Nenad Lalovic, président de United World Wrestling. “Nous avons tout fait pour augmenter la participation aux évènements et attirer l'attention sur nos vaillantes représentantes. Le camp est un succès exceptionnel.”

Ce camp succède à celui de la Coupe du Monde 2018 de Lutte Féminine de Takasaki et était financé par United World Wrestling. Il n'aurait pas pu avoir lieu sans le partenariat essentiel de la Fédération Japonaise de Lutte, dont l'aide a été précieuse pour fournir logement, nourriture, transport et entraînement.

“Partout où nous pouvons nous réunir, je crois que nous allons prendre de l'ampleur et développer cette discipline,” a déclaré Erica WIEBE (CAN). La championne olympique 2016 était présente les cinq jours qu'a duré le camp. “La lutte, ça change la vie !”

Les athlètes ont pu découvrir de nouvelles techniques d'échauffement agrémentées de nouveaux exercices et ont passé de nombreuses heures à combattre. La camaraderie et l'enthousiasme ambiants étaient évidents, le bruit des rires s'entremêlant avec les mises en condition les plus dures.

Le camp offrait des entraînements dispensés par des coachs venus du Japon, de Chine, des Etats-Unis, de Biélorussie et d'ailleurs encore. Bien que la finalité en soit pour les athlètes, les entraîneurs ont déclaré que le camp avait été bénéfique pour leur propre développement, leur donnant de nouvelles idées pour animer l'intérêt de leurs lutteuses.

Le nouveau visage du personnel d'entraînement de la Chine, Simon ATANASSOV. L'entraîneur bulgare revient d'un séjour en Azerbaïjan (Photo: Max Rose Fyne)

Simon ATANASSOV, un visage familier pour les fans de la lutte autour du monde, a participé à son premier camp en tant que membre de l'équipe d'entraînement de Team China. Atanassov s'est récemment installé à Pékin après cinq ans passés en Azerbaïjan, où il était l'instructeur principal de lutte pour hommes et femmes.

“Je crois que tous les entraîneurs ont appris quelque chose de moi, et que j'ai appris d'eux. Le Japon et l'Amérique m'ont apporté beaucoup. Nous avons partagé nos expériences et sommes devenus de meilleurs entraîneurs. C'est formidable ! Il faut développer la lutte !”

Les participants ont aussi visité Tokyo sous l'égide de la Fédération Japonaise de Lutte. Les lutteuses ont pu voir le site de lutte prévu pour les Jeux de Tokyo en 2020, avant de se rendre sur des destinations touristiques populaires.

“Les lutteuses japonaise étaient si ouvertes avec nous,” a témoigné la triple championne du monde Adeline GRAY (USA). “Elles nous amènent vers des activités sur et en dehors du tapis, nous montrent ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas manger. Comment monter et descendre du train. Où faire du shopping... Nous avons beaucoup apprécié cet aspect social superposé à l'esprit de compétition.”

“Nous sommes toutes dehors et on s'amuse, mais on a toutes mal !,” a conclu Gray.