Toronto, lutte gréco-romaine, Pan American Games

Jeux Pan American : Montano remporte l'or pour l'Equateur

By William May

TORONTO, Canada (14 juillet) – Andres MONTAÑO (ECU) a remporté la première médaille d’or de l’Equateur de lutte gréco-romaine aux Jeux Pan American mercredi en battant Ali SOTO (MEX) 11-0  par supériorité technique.

Montaño a facilement pris l’avantage 6-0 en début de match puis s’est assuré la victoire grâce à un bodylock takedown. C’est la première médaille d’or de l’Equateur dans le style classique, et la première médaille d’or du pays depuis que Sergio GONZALEZ (ECU) avait gagné en lutte libre à 48 kg à Cali en Colombie, en 1971.

Les USA ont remporté deux des trois médailles d’or pour lesquelles ils s’étaient qualifiés ; Andrew BISEK (75kg) et Jon ANDERSON (85kg) ont tous deux gagné par supériorité technique. Bisek a rapidement battu Alvis ALMENDRA (PAN), qui remporte la première médaille du Panama depuis les Jeux de 1991 malgré sa défaite face à Bisek. Bisek a battu ses adversaires 25-0.

Anderson a remporté sa première médaille d’or des Pan Am en réalisant un bon tournoi. Tout comme Bisek, il a dominé ses adversaires 25-0. Anderson a battu Querys PEREZ (VEN) 9-0, terminant le match sur deux plaquages.

Le Venezuela est second dans les classements du pays qui a le plus de médailles avec une médaille d’or et une médaille d’argent. Anderson a remporté les Championnats Pan Am l’année passée à 80 kg a Mexico City.

Wuileixis RIVAS (VEN), champion Pan Am de 2014 à 71 kg, a remporté une deuxième médaille d’or consécutive aux Jeux en battant Bryce SADDORIS (USA) 13-1 par supériorité technique.

A 59 kg, Cristobal TORRES (CHI) a battu Dylan WILLIAMS 3-0 pour la médaille de bronze.

Spenser MANGO (USA), le vice champion des Pan Am en avil, a battu Jansel RAMIREZ (DOM) 6-3 et remporte la médaille de bronze.

A 66 kg, Miguel MARTINEZ (CUB), médaillé d’or des Championnats Pan American, a marqué un plaquage et un bodylock avant que Jair Alexis CUERO (COL) ne s’incline.

Mario MOLINA (PER) a disqualifié Jefrin MEJIA (HON)  en seconde période de leur rencontre et remporte le bronze.

Malgré un début de session difficile pour Cuba, Martinez et Alan VERA (85 kg) ont remporté deux médailles de bronze.

Le vice champion des Pan Am Juan ESCOBAR (MEX) est le seul a avoir gagné par tombé mercredi. Il a battu Luis AVENDANO (VEN).

Résultats des matchs de lutte gréco-romaine
59kg

OR: Andres MONTANO (ECU) df. Ali SOTO (MEX) par SP, 11-0
BRONZE: Cristobal TORRES (CHI) df. Dylan WILLIAMS (CAN), 3-0
BRONZE: Spenser MANGO (USA) df. Jansel RAMIREZ (DOM), 6-3

66kg
OR: Wuileixis RIVAS (VEN) df. Bryce SADDORIS (USA) par SP, 13-1
BRONZE: Miguel MARTINEZ (CUB) df. Jair Alexis CUERO (COL) (6-0)
BRONZE: Mario MOLINA (PER) df. Jefrin MEJIA (HON) par Disqualification (9-4)

75kg
OR: Andrew BISEK (USA) df. Alvis ALMENDRA (PAN) par SP, 8-0
BRONZE: Carlos MUNOZ (COL) df. Maximiliano PRUDENZANO (ARG), 4-3
BRONZE: Juan ESCOBAR (MEX) df. Luis AVENDANO (VEN) par tombé

85kg
OR: Jon ANDERSON (USA) df. Querys PEREZ (VEN) par SP, 9-0
BRONZE: Cristian MOSQUERA (COL) df. Alfonso LEYVA (MEX) par SP, 8-0
BRONZE: Alan VERA (CUB) df. Oscar MARTINEZ (HON) par SP, 9-0

Lutte Féminine

Lutte féminine : épilogue d'un mémorable camp d'entraînement

By Tim Foley

TOKYO (le 2 avril) – United World Wrestling a mené à bien son plus grand camp jamais organisé d'entraînement de lutte féminine la semaine dernière à Tokyo, avec la participation de plus de 160 athlètes et entraîneurs.

“C'est un grand pas pour la lutte féminine,” a déclaré M. Nenad Lalovic, président de United World Wrestling. “Nous avons tout fait pour augmenter la participation aux évènements et attirer l'attention sur nos vaillantes représentantes. Le camp est un succès exceptionnel.”

Ce camp succède à celui de la Coupe du Monde 2018 de Lutte Féminine de Takasaki et était financé par United World Wrestling. Il n'aurait pas pu avoir lieu sans le partenariat essentiel de la Fédération Japonaise de Lutte, dont l'aide a été précieuse pour fournir logement, nourriture, transport et entraînement.

“Partout où nous pouvons nous réunir, je crois que nous allons prendre de l'ampleur et développer cette discipline,” a déclaré Erica WIEBE (CAN). La championne olympique 2016 était présente les cinq jours qu'a duré le camp. “La lutte, ça change la vie !”

Les athlètes ont pu découvrir de nouvelles techniques d'échauffement agrémentées de nouveaux exercices et ont passé de nombreuses heures à combattre. La camaraderie et l'enthousiasme ambiants étaient évidents, le bruit des rires s'entremêlant avec les mises en condition les plus dures.

Le camp offrait des entraînements dispensés par des coachs venus du Japon, de Chine, des Etats-Unis, de Biélorussie et d'ailleurs encore. Bien que la finalité en soit pour les athlètes, les entraîneurs ont déclaré que le camp avait été bénéfique pour leur propre développement, leur donnant de nouvelles idées pour animer l'intérêt de leurs lutteuses.

Le nouveau visage du personnel d'entraînement de la Chine, Simon ATANASSOV. L'entraîneur bulgare revient d'un séjour en Azerbaïjan (Photo: Max Rose Fyne)

Simon ATANASSOV, un visage familier pour les fans de la lutte autour du monde, a participé à son premier camp en tant que membre de l'équipe d'entraînement de Team China. Atanassov s'est récemment installé à Pékin après cinq ans passés en Azerbaïjan, où il était l'instructeur principal de lutte pour hommes et femmes.

“Je crois que tous les entraîneurs ont appris quelque chose de moi, et que j'ai appris d'eux. Le Japon et l'Amérique m'ont apporté beaucoup. Nous avons partagé nos expériences et sommes devenus de meilleurs entraîneurs. C'est formidable ! Il faut développer la lutte !”

Les participants ont aussi visité Tokyo sous l'égide de la Fédération Japonaise de Lutte. Les lutteuses ont pu voir le site de lutte prévu pour les Jeux de Tokyo en 2020, avant de se rendre sur des destinations touristiques populaires.

“Les lutteuses japonaise étaient si ouvertes avec nous,” a témoigné la triple championne du monde Adeline GRAY (USA). “Elles nous amènent vers des activités sur et en dehors du tapis, nous montrent ce qu'il faut et ce qu'il ne faut pas manger. Comment monter et descendre du train. Où faire du shopping... Nous avons beaucoup apprécié cet aspect social superposé à l'esprit de compétition.”

“Nous sommes toutes dehors et on s'amuse, mais on a toutes mal !,” a conclu Gray.