Coupe Meiji

Retour émouvant - et victorieux - de Watari à la Coupe Meiji

By Ken Marantz

TOKYO, Japon (le 16 juin) - L'émotion était palpable lorsque Rio Watari est remontée sur les tapis, deux ans après le début d'un éprouvant combat remporté sur le cancer. 

Des larmes de soulagement et de joie ont coulé à flots lorsqu’elle a décroché la victoire.

Watari parachève sa remarquable rémission du lymphome d’Hodgkin par une nomination au titre de lutte féminine en 68kg au tournoi du Japon sur invitation de Tokyo, et par une place dans l’équipe du Japon pour le championnat du monde de Budapest.

Watari a même donné dans le dramatique, marquant un point décisif par sortie de tapis à 6 secondes de la fin de sa finale contre Chiaki SEKI, pour une victoire 3-2 et son premier titre dans ce tournoi depuis 2014, connu sous le nom de coupe Meiji.

Le point gagnant de Watari est venu sur sa quatrième tentative de ceinture. Les trois premières avaient été interrompues et les seuls points marqués par les lutteuses l’avaient été pour passivité, Watari prenant la tête 2-1 à 32 secondes de la fin.

Mais Seki - qui luttait jusqu’à maintenant sous son nom de jeune fille IIJIMA - a forcé Watari à l’égalité 2-2 à 24 secondes de la fin par son unique tentative de ceinture du combat.

Watari, arrivée jusque là, n’allait pas se laisser faire, et sa réponse a comblé le bruyant contingent des supporters de son sponsor Aisin AW dans les tribunes de la salle Komazawa.

 “J’ai tout donné, persuadée que la victoire serait finalement mienne, et que je rejoindrai les autres championnes de Shigakkan aux championnats du monde,” a déclaré Watari en se référant à son université de la centrale de Shigakkan, d’où provient la majeure partie de l’équipe féminine pour Budapest, qu’il s’agisse de nouvelles ou d’anciennes étudiantes.

Watari n’a eu besoin que de deux combats pour remporter l’or. Dans son combat d’ouverture – son premier depuis les Jeux de Rio en 2016 -, c’est un solide 7-0 sur Mai HAYAKAWA, de Shigakkan, qui lui a permis de rejoindre les finales.

“Dans le premier combat, même en surmontant ma nervosité, mon corps tremblait tellement que je n’étais plus moi-même,” a révélé Watari, âgée aujourd’hui de 26 ans. “Je n’arrivais pas à me calmer et me sentais angoissée. Je sentais que si je continuais comme cela, je ne serais pas capable de remporter le titre.”

 “Pendant la finale, je croyais en ce que j’avais fait jusque là, et j’étais déterminée à gagner. J’ai pu relever le défi de manière relaxée.”

Rio WATARI, championne des 68kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Avant sa maladie, Watari avait déjà fait les titres de la presse nationale lors de sa qualification pour les Jeux de Rio. Ce qui rendait son cas si particulier à l’époque est que, dans son ardente volonté de remporter une médaille olympique, Watari était monté de deux catégories de poids, de 63kg à 75kg. L’histoire veut qu’elle ait pris 12 kg en mangeant cinq repas par jour.

Son lymphome fut diagnostiqué quelques jours avant les Jeux, auxquels elle prit part tout de même. Et ne fit de sa maladie aucun motif d’excuse pour sa décevante défaite d’un point face à Aline da Silva FERRIRA (BRA). A son retour au Japon, son état fut rendu public et, alors qu’il empirait, elle commença plusieurs traitements, dont une chimiothérapie.

“Pour les Jeux Olympiques, alors que je me battais pour savoir s’il fallait participer ou pas, j’ai continué à m’entraîner, ce qui a rendu ma participation possible,” a indiqué Watari. “Ensuite, ma vie contre la maladie a débuté. J’étais alitée la plupart du temps, avec des vertiges lorsque j’étais debout. Chaque jour qui passait, je me demandais si je serais capable de reprendre la lutte.”

En septembre dernier, elle recommence à marcher, faire du vélo et, petit à petit, acquérir “le corps d’une personne normale.” Après s’être limitée à des exercices élémentaires, elle a rejoint les salles de lutte en janvier.

“Si je considère ma condition d’avant les Jeux Olympiques comme à 100%, j’en suis toujours loin en termes de force physique”, dit Watari. “Je ne peux toujours pas tenir jusqu’à la fin de l’entraînement. Je dirais que j’en suis à 50%.”

Watari s’est retrouvée directement dans l’équipe pour Budapest car la médaillée mondiale et olympique Sara DOSHO, vainqueur en 68kg du championnat du Japon (appelé la coupe de l’Empereur), a souffert d’une blessure de l’épaule à la coupe du monde de lutte féminine en mars, qui l’a tenue éloignée de la coupe Meiji.

Si une lutteuse remporte dans sa catégorie de poids à la fois la coupe de l’Empereur et la coupe Meiji, elle sera automatiquement sélectionnée pour Budapest. Si les vainqueurs d’une même catégorie de poids sont différents, elles se retrouveront pour des éliminatoires le 7 juillet, et Dosho en sera également absente.

Pour Watari, son remarquable comeback n’efface en rien la piqûre de sa défaite à Rio. Après le combat, interrogée lors de sa conférence de presse sur le soutien reçu de ses parents pendant son combat contre le cancer, elle s’est effondrée.

“Je n’ai pas été capable de gagner aux Jeux Olympiques et leur rapporter une médaille,” a-t-elle déclaré, en larmes, sous-entendant que le meilleur moyen de leur montrer sa reconnaissance serait une médaille d’or aux Jeux de Tokyo en 2020.

 “Ceci n’est pas encore les Jeux Olympiques, et n’efface donc en rien ce qui est arrivé à Rio. Je dois penser jusqu’où il m’est possible d’aller en 68kg, et avec l’approche des qualifications pour les Jeux, quelle est pour moi la meilleure catégorie de poids. Cette victoire et cette qualification pour les mondiaux sont un précieux pas vers les Jeux.”

Quand même, avoir traversé une maladie mortelle lui fait beaucoup plus apprécier le temps passé sur les tapis, et lui permet de supporter les rigueurs nécessaires pour atteindre le succès.

“En ce moment, je m’éclate quand je lutte,” a conclu Watari.

Shota TANOKURA a acquis son billet pour les championnats du monde en remportant la compétition des 55kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Le champion d'Asie Tanokura lorgne sur l'or

Le champion d’Asie Shota TANOKURA a mené une attaque en règle sur l’or des 55kg en lutte gréco-romaine, déployant une démonstration de projections spectaculaires et assurant ainsi sa place pour le championnat du monde.

Tanokura poursuit sur la lancée de son triomphe à la coupe de l’Empereur, affichant deux victoires par supériorité technique avant de se défaire de Shota OGAWA 7-0 en finale, grâce à, notamment, un amené au sol en prise de demi-souplesse.

C’est la troisième médaille d’or de Tanokura à la Meiji, et sa première depuis 2015. Il s’était retiré après son échec aux sélections des Jeux Olympiques de Rio, en partie parce qu’il se sentait handicapé par le fait que la catégorie minumum de poids ait été montée à 59kg. Il avait été rapidement dominé par le médaillé d’argent olympique Shinobu OTA et le champion du monde Kenichiro FUMITA.

Mais le retour de la catégorie des 55kg a entraîné le retour de Tanukora à la discipline l’année passée, bien qu’il garde son emploi de professeur d’éducation physique au lycée de Tokyo.

Ses obligations professionnelles l’ont empêché de s’entraîner comme il l’aurait souhaité pour la coupe Meiji, au grand dam de son entraîneur.
“Honnêtement, pour ce tournoi, après le championnat d’Asie [de Bichkek en février] et le dernier camp national, je n’ai pas pu m’entraîner,” a déclaré Tanokura.

“L’entraîneur Shingo Matsumoto m’a dit une semaine avant le tournoi : ‘Mon pote, c’est pas comme ça que tu vas gagner.’ On m’a dit qu’il fallait que j’y aille avec l’état d’esprit d’un combattant, et ça a fait clic, même s’il était un peu tard.”

 Tanokura, triple médaillé des Jeux d’Asie, aura pour la première fois de sa carrière la possibilité d’une médaille de championnat du monde. Il a pu renforcer sa confiance par une deuxième place au tournoi Dan Kolov-Nikola Petrov de Sofia, en mars.

“J’ai participé à une compétition en Europe, et mon impression est que les lutteurs asiatiques sont plus puissants que les Européens dans les catégories les plus légères,” a-t-il indiqué. “Il ne reste plus qu’à me focaliser sur l’or des mondiaux.

Yukako KAWAI, médaillée d'or en 62kg. (Photo par Sachiko Hotaka)

Pendant ce temps chez les sœurs KAWAI, Yukako s’est emparée du titre de lutte féminine en 62kg et se rapproche un peu plus de Budapest.  
Yukako pleurait après sa victoire, mais ce n’était pas de joie, déçue par sa performance en finale 4-1 sur Yurika ITO, pendant laquelle elle n’a pas réussi à marquer en attaque.

"Je voulais le titre et suis satisfaite de l’avoir obtenu, mais je n’ai rien pu faire comme je m’étais entraînée pour, donc c’est très décevant,” a déclaré Yukako. “J’ai travaillé sur les amenés à terre, à répliquer et garder une position basse. Je n’ai même pas appliqué les fondamentaux.”

Yukako et sa soeur aînée Risako Kawai, championne olympique et championne du monde, avaient toutes deux changé de catégories de poids depuis leurs victoires à la coupe de l’Empereur. Risako était passée de 62kg à 59kg.

 Ceci a lancé les bases d’un scénario intéressant. Si, par surprise, Risako ne remporte pas la finale des 59kg dimanche, elle affrontera sa soeur en éliminatoire pour la place des 62kg. Mais Yukako pense qu’il n’en sera rien.

“Si elle gagne en 59kg, il n’y aura pas d’éliminatoire entre nous, donc Risako dit que nous devons absolument tout faire – gagner - pour aller ensemble au championnat du monde.”

Pour Yukako, Budapest sera l’occasion de se racheter pour le championnat du monde de Paris l’année passée, où elle n’a pas décroché l’or en 63kg ; pour y arriver, elle n’a pas le droit de reproduire ses errements de samedi.

“La façon dont j’ai lutté ne valait rien,” a-t-elle dit. “À ce niveau, je serai tout de suite battue, comme l’année passée. Je dois tout recommencer depuis le début.”

Yuhi FUJINAMI a dû se retirer du tournoi suite à une fracture de l’os de la pommette. (Photo par Sachiko Hotaka)

Fujinami se retire et compte sur les éliminatoires

Étonnamment, Yuhi FUJINAMI, médaillé de bronze à Paris 2017 en lutte libre et 70kg, s’est retiré de la compétition catégorie 74kg, préférant jouer son retour au championnat du monde aux éliminatoires.


Fujinami s’est fracturé le malaire droit après avoir reçu un coup de coude à l’entraînement début mai. Il est apparu dans deux rencontres en duel pour l’Université Yamanashi Gakuin, se protégeant tant bien que mal en évitant d’amener ses adversaires à terre. Il compte sur une rémission totale d’ici aux éliminatoires. 

Fujinami a déclaré à la presse qu’il avait pris sa décision dimanche, après consultation avec sa famille au championnat national juniors des lycées, où tous étaient réunis pour soutenir sa jeune soeur Akari – qui a décroché la médaille d’or.

En l’absence de Fujinami, c’est Ken HOSAKA qui a décroché le titre avec une victoire 11-3 sur Yuto MIWA, encore adolescent. En demi-finale, Hosaka a dû mettre un pied dans la zone de protection à 3 secondes de la fin pour obtenir les deux points qui lui ont donné la victoire 4-4 sur Ryuki YOSHIDA.

Fujinami et Hosaka se rencontreront en éliminatoire dans un remake de la finale de la coupe de l’Empereur, que Fujinami avait remportée par supériorité technique.

Dans les autres titres de lutte libre à saisir samedi passé, celui des 97kg est revenue à Naoya AKAGUMA, qui a déroulé une victoire 9-0 sur Taira SONODA.

En demi-finale, Akaguma avait marqué un amené à terre tardif pour une victoire 3-3 sur le vainqueur de la coupe de l’Empereur Takeshi YAMAGUCHI, les amenant tous deux à un combat éliminatoire pour Budapest.

Le médaillé d’argent d’Asie Tsuchika SHIMOYAMADA (67kg) et Shohei YABIKU (77kg) en lutte gréco-romaine, et Katsuki SAKAGAMI (57kg) en lutte féminine, ont tous décroché le double titre national et leur place pour Budapest.

Résultats du troisième jour

Lutte libre

74kg (12 inscrits)
Or – Ken HOSAKA df. Yuto MIWA, 11-3

Bronze – Hayato OGATA et Ryuki YOSHIDA

Demi-finale – Yuto MIWA df. Hayato OGATA, 5-0
Demi-finale – Ken HOSAKA df. Ryuki YOSHIDA, 4x-4

97kg (12 inscrits)
Or – Naoya AKAGUMA df. Taira SONODA, 9-0

Bronze – Takeshi YAMAGUCHI et Hiroto NINOMIYA

Demi-finale – Naoya AKAGUMA df. Takeshi YAMAGUCHI, 3x-3
Demi-finale – Taira SONODA df. Hiroto NINOMIYA par forfait.

Lutte gréco-romaine

55kg (10 inscrits)
Or – Shota TANOKURA df. Shota OGAWA, 7-0

Bronze – Tomoya MARUYAMA et Hiromu KATAGIRI

Demi-finale – Shota TANOKURA df. Tomoya MARUYAMA par tombé, 8-0, 1:50
Demi-finale – Shota OGAWA df. Hiromu KATAGIRI par tombé, 10-2, 2:20

67kg (10 inscrits)
Or – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Shogo TAKAHASHI par tombé, 9-1, 4:17

Bronze – Daiki KOBAYASHI et Katsuyoshi KAWASE

Demi-finale – Tsuchika SHIMOYAMADA df. Daiki KOBAYASHI par tombé, 10-1, 2:07 
Demi-finale – Shogo TAKAHASHI df. Katsuyoshi KAWASE, 5-3

77kg (12 inscrits)
Or – Shohei YABIKU df. So SAKABE, 2x-2

Bronze – Kenryu KUZUYA et Takeshi IZUMI

Demi-finale – Shohei YABIKU df. Kenryu KUZUYA par tombé, 8-0, 1:27 
Demi-finale – So SAKABE df. Takeshi IZUMI par tombé, 3:30 (5-3)

Lutte féminine

57kg (6 inscrites)
Or – Katsuki SAKAGAMI df. Akie HANAI, 4-1

Bronze – Sae NANJO et Chiho HAMADA 

Demi-finale – Katsuki SAKAGAMI df. Sae NANJO, 8x-8
Demi-finale – Akie HANAI df. Chiho HAMADA, 2-0

62kg (7 inscrites)
Or – Yukako KAWAI df. Yurika ITO, 4-1

Bronze – Atena KODAMA et Honoka IMAGAWA

Demi-finale – Yurika ITO df. Atena KODAMA par ST, 11-0, 4:09
Demi-finale – Yukako KAWAI df. Honoka IMAGAWA, 4-0 

68kg (5 inscrites)
Or – Rio WATARI df. Chiaki SEKI, 3-2

Bronze – Miwa MORIKAWA et Mai HAYAKAWA

Demi-finale – Chiaki SEKI df. Miwa MORIKAWA, 7-2
Demi-finale – Rio WATARI df. Mai HAYAKAWA, 7-0

L'Hebdo !

L'Hebdo du 15 octobre !

By Eric Olanowski

En revue : Snyder change de Centre d'entraînement, les champions du monde U23 en titre à Budapest, les lieux des Événements de Série de Classement en 2020, les résultats des World Beach Games de l'ANOC, le Dmitri Korkin et la Coupe Continentale.

1. Champion du monde et champion olympique, Snyder déménage 
En fin de semaine passée, la scène d'entraînement américaine a subi un changement monumental de centre de gravité suite au plus gros transfert de l'histoire récente.

Kyle SNYDER (USA), double champion du monde et champion olympique, a annoncé sur les réseaux sociaux qu'il déménagera vers un autre centre d'entraînement, ajoutant que “la simple vérité est que je dois m'améliorer. Pour remplir mes obligations en tant que membre de Team USA et en tant que champion olympique en titre, je dois m'investir complètement et assumer toute la responsabilité du processus.” 

La décision de Snyder intervient juste un mois après le 'pire' Championnat du Monde de l'histoire de "Captain America" : vaincu par un autre champion olympique - Sharif SHARIFOV (AZE) - par 5-2 en demi-finale, c'est la première fois que Snyder n'atteint pas les finales. Le lot de consolation, la médaille de bronze - une cinquième médaille mondiale ou olympique d'affilée tout de même - n'a pas l'air de l'avoir satisfait. Snyder détient désormais une médaille d'or olympique, deux titres mondiaux, une médaille mondiale d'argent et une de bronze.

Au Centre d'Entraînement de Nittany Lion, Snyder pourra s'entraîner avec le champion du monde 2018 David TAYLOR (USA), entre autres médaillés mondiaux, et sous les instructions des entraîneurs et champions olympiques Cael SANDERSON (USA) et Jake VARNER (USA), titrés en 2004 et, respectivement, 2012. 

 L'Italie avait accueilli le Matteo Pellicone à Sassari en 2019. (Photo : Gabor Martin)

2. Lieux établis pour les ESC 2020
United World Wrestling a annoncé que Rome et Varsovie accueilleront les Événements de Série de Classement (ESC) en 2020. Les deux compétitions comprendront les trois styles de lutte : lutte libre, lutte gréco-romaine et lutte féminine, et leurs résultats seront décisifs pour l'établissement des têtes de série des Jeux Olympiques de Tokyo.

Rome est programmée du 15 au 18 janvier et Varsovie du 4 au 7 juin - un mois avant l'ultime tournoi qualificatif olympique de Sofia.

“Nous avons le plaisir d'annoncer les villes hôtes des Séries de Classement 2020,” a déclaré le Président de l'UWW M. Lalovic. “La participation fut exceptionnelle aux événements 2019, et a aidé à faire monter la tension autour de nos lutteurs et du championnat du monde de Noursoultan. Nous remercions les comités organisateurs de Rome et Varsovie d'accueillir ces événements.”

Cliquez ICI pour l'article complet.

Le tenant du titre mondial senior Nugzari TSURTSUMIA (GEO) mène un groupe de 10 champions du monde qui remettront leur titre U23 sur le tapis de Budapest(Photo : Tony Rotundo) 

3. Dix tenants du titre des U23 sur les tapis de Budapest
Le Championnat du Monde des U23 ouvre dans moins de deux semaines à Budapest ; le champion du monde en titre de la catégorie senior Nugzari TSURTSUMIA (GEO) y mènera un groupe comprenant pas moins du tiers des champions du monde U23 élus l'année dernière.

Selon les dernières inscriptions (encore non officielles), 631 athlètes venus de 64 pays monteront sur les tapis hongrois du 28 octobre au 3 novembre prochain, et 10 d'entre eux défendront leur titre de champions du monde.

Cinq brilleront en lutte gréco-romaine avec à leur tête le champion du monde senior Nugzari Tsurtsumia, récemment élu à Nousoultan dans la catégorie de poids des 55kg et accompagné par son compatriote géorgien Zviadi PATARIDZE (GEO), déjà six fois champion du monde em cadets/juniors. 

Les trois autres tenants du titre des U23 sont Mohamed ELSAYED (EGY), Katsuaki ENDO (JPN) et Semen NOVIKOV (UKR). 

El Sayed, qui a qualifié l'Égypte pour les Jeux Olympiques en 67kg, luttera dans cette catégorie, comme Katsuaki Endo, tandis que Novikov se battra avec 20kg de plus face à lui. 

Trois titres seront remis en jeu en lutte libre, par Taimuraz SALKAZANOV (SVK), Kamran GHASEMPOUR (IRI) et Shamil ZUBAIROV (AZE) en, respectivement, 74, 86 et 92kg. 

En lutte féminine, c'est la Japonaise Saki IGARASHI (55kg) et la Chinoise Paliha PALIHA (76kg) qui tenteront de conserver leur titre. 

Champions du Monde U23 2018 inscrits : 
Lutte libre 
74kg - Taimuraz SALKAZANOV (SVK) 
86kg - Kamran Ghorban GHASEMPOUR (IRI) 
92kg - Shamil ZUBAIROV (AZE) 

Lutte gréco-romaine 
55kg - Nugzari TSURTSUMIA (GEO) 
67kg - Mohamed ELSAYED (EGY) 
67kg - Katsuaki ENDO (JPN) 
87kg - Semen NOVIKOV (UKR) 
130kg - Zviadi PATARIDZE (GEO) 

Lutte féminine 
55kg - Saki IGARASHI (JPN)
76kg - Paliha PALIHA (CHN) 

4. Inam sort le médaillé de bronze olympique Marsagishvili des finales des World Beach Games de l'ANOC
Muhammad INAM (PAK) a pris la revanche de sa défaite aux World Series de Rio de Janeiro en inscrivant un formidable 5-2 sur le médaillé olympique de bronze (Londres 2012) Dato MARSAGISHVILI (GEO) en finale des 90kg à Doha. 

Favori des World Beach Games de l'ANOC (Association des Comités Olympiques Nationaux), le Géorgien restait invaincu en World Series après s'être emparé de l'or à Chaves, Rio de Janeiro et au championnat du monde de Beach wrestling de Zagreb en septembre dernier.

Inam, dauphin des World Series à Rio de Janeiro, récolte la première médaille d'or de Beach wrestling de sa carrière.

Cliquez ICI pour les résultats du premier jour des World Beach Games de Doha. 

Alexander BOGOMOEV (RUS) remporte le titre des 61kg au Dmitri Korkin (Photo : Sachiko Hotaka)

5. Le Dmitri Korkin et la Coupe Continentale s'achèvent en Russie
La 12me édition annuelle du Dmitri Korkin et la Coupe Continentale se sont achevés en Russie le weekend dernier ; la Russie raffle huit des 10 titres disponibles à chacune des compétitions.

Le Dmitri Korkin, organisé par la République de Sakha en Yakoutie, dans l'est de la Sibérie, a couronné huit athlètes russes.

Les deux seuls champions non russes sont Peter IANULOV (MDA) et Daniel LIGETI (HUN). Ianulov, 15me des mondiaux de Noursoultan, vainc le trois fois dauphin européen Alexander GOSTIEV (AZE) en finale des 86kg. Ligeti, également 15me à Noursoultan, se défait de Pavel KRIVTSOV (RUS), qui repart avec la médaille de bronze de leur catégorie poids lourd de 125kg. 

Second tournoi d'où la Russie repart également huit fois titrée, la Coupe Continentale de  Khasavyurt dans le Nord-Caucase, à l'ouest de la capitale du Daghestan. 

Deux lutteurs non russes se parent du titre : Azamat DAULETBEKOV (KAZ) et Georgy RUBAEV (MDA). Dauletbekov, dauphin des mondiaux U23 en 2017, décroche celui des 86kg face à Arsenali MUSALALIEV (RUS), tandis que Rubaev, cinquième des mondiaux de Noursoultan cette année en 92kg, a arrêté Gadzhimagomed NAZMUDINOV (RUS) en finale de cette même catégorie. 

RÉSULTATS du Dmitri Korkin
57kg 
OR - Zhargal DAMDINOV (RUS)
ARGENT - Arıyan TYUTRIN (RUS)
BRONZE - Aldar BALZINIMAEV (RUS)
BRONZE - Parviz IBRAGIMOV (AZE) 

61kg
OR - Alexander BOGOMOEV (RUS)
ARGENT - Kazuya KOYANAGI (JPN)
BRONZE – Eduard GRIGORIEV (RUS)
BRONZE – Peter PAVLOV (RUS)

65kg 
OR - Victor RASSADIN (RUS) 
ARGENT - Nʹurgun SCRAIABIN (BLR) 
BRONZE - Genghis ERDOGAN (TUR) 
BRONZE - Bulat BATOEV (RUS)

70kg
OR - Evgeny ZHERBAEV (RUS)
ARGENT - Arbak SAT (RUS)
BRONZE - Revolii SAMSONOV (RUS)
BRONZE - Timur NINKOLAEV (RUS)

74kg
OR - Nadirbeg HIZRIEV (RUS)
ARGENT - Nikita KNOTS (RUS)
BRONZE - Caballero GARZON (CUB) 
BRONZE - Hadzhimurad HAJIYEV (AZE)

79kg
OR - Tazhidin AKAYEV (RUS)
ARGENT - Abubakr ABAKAROV (AZE)
BRONZE - Akhmad TASHUKHADZHIEV (RUS) 
BRONZE - Logan MASSA (USA)

86kg
OR - Peter IANULOV (MDA)
ARGENT - Alexander GOSTIEV (AZE)
BRONZE - Krzysztof SADOVIK (POL)

92kg
OR - Guram CHERTKOEV (RUS) 
ARGENT - Anzor URISHEV (RUS)
BRONZE - Marzapet GALSTYAN (ARM) 
BRONZE - Ivan YANKOSKY (BRL)

97kg
OR - Igor OVSANNIKOV (RUS)
ARGENT - Maksoud VEJSALOV (UZB) 
BRONZE - George DIMITROV (BUL)

125kg
OR - Daniel LIGETI (HUN) 
ARGENT - Pavel KRIVTSOV (RUS) 
BRONZE - Baldan TSYZHIPOV (RUS)
BRONZE - Zelimkhan KHIZRIEV (RUS)

Azamat DAULETBEKOV (KAZ), l'un des deux seuls lutteurs non russes médaillés d'or de la Coupe Continentale. (Photo : Gabor Martin)

Coupe Continentale RÉSULTATS
57kg
OR - Abubakar MUTALIEV (RUS)
ARGENT - Hasanhuseyn BADRUDINOV (RUS)
BRONZE - Thomas GILMAN (USA) 
BRONZE - Azamat TUSHKAEV (RUS) 

61kg 
OR - Ibrahim ABDURAKHMANOV (RUS)
ARGENT - Rustam KARAKHANOV (RUS)
BRONZE - Artem GEBEKOV (RUS)
BRONZE - Kilyab HANIPAEV (RUS)

65kg
OR  - Ramadan FERZALIEV (RUS)
ARGENT - Evan HENDERSON (USA) 
BRONZE - Alibek OSMONOV (KGZ) 
BRONZE - Vazgen TEYANYAN (ARM)

70kg
OR - Aznaur TAVAEV (RUS)
ARGENT - Frank MOLINARO (USA) 
BRONZE - Gitinomagomed HAJIYEV (AZE) 
BRONZE - Umar MUTALIEV (RUS)

74kg
OR - Magomed KHIZRIEV (RUS)
ARGENT - Magoma DIBIRGADZHIEV (RUS)
BRONZE - Gadzhimurad ALIKHMAEV (RUS)
BRONZE - Amanula RASULOV (RUS)

79kg 
OR - Atsamaz SANAKOEV (RUS)
ARGENT - Isaiah MARTINEZ (USA)
BRONZE - Adam KHASIEV (RUS)
BRONZE - Magomed MUTALIBOV (RUS)

86kg
OR - Azamat DAULETBEKOV (KAZ) 
ARGENT - Arsenali MUSALALIEV (RUS)
BRONZE - Zhavrail SHAPIEV (UZB) 
BRONZE - Khabib HAJIYEV (RUS)

92kg
OR - Georgy RUBAEV (MDA) 
ARGENT - Gadzhimagomed NAZMUDINOV (RUS)
BRONZE - Muslim MAGOMEDOV (RUS)
BRONZE - Ramadan SHABANOV (RUS)

97kg
OR - Rasul MAGOMEDOV (RUS)
ARGENT - Hayden ZILMER (USA) 
BRONZE - Magomed TAGIROV (RUS)
BRONZE - Tai WALTZ (USA)

125kg
OR - Batraz GAZZAYEV (RUS)
ARGENT - Magomedgadzhi NURASULOV (RUS)
BRONZE - Alan KHUGAEV (RUS)
BRONZE - Shamil SHARIPOV (RUS)

L'Hebdo dans les réseaux ! 

1. Big Move Monday -- Sharshenbekov T. (KGZ) -- Mondiaux Seniors 2019
2. C'est dimanche ! ?
3. Quelques moments exceptionnels, d'après nous, des Championnats du Monde. 
4. Les meilleurs actions des combats de médailles du sixième jour des Championnats du Monde des Vétérans 2019.
5. Magnifique enchaînement de Murat Ozkan (TUR). | #beachwrestling #wrestling