L'Hebdo !

L'Hebdo du 9 juillet !

By Eric Olanowski

En revue, le Yasar Dogu et les résultats du championnat de Russie, les éliminatoires du Japon et le retour de Dake, le passage de Staebler en 67kg...

1. L'ultime ESC de l'année, le Yasar Dogu, commence jeudi 
La 47me édition annuelle du Yasar Dogu débute cette semaine à Istanbul en Turquie. Les tableaux de lutte féminine et de lutte libre de l'ultime événement de série de classement (ESC) de l'année seront publiés mercredi et la compétition de quatre jours lancée jeudi.

Le Yasar Dogu constitue la dernière opportunité des athlètes pour collecter des points de série de classement. Les quatre athlètes de chaque catégorie de poids qui auront accumulé le plus de points seront placés en tête de série - quatre par catégorie - du championnat du monde de Noursoultan au Kazakhstan, en septembre. 

Bien que les inscriptions ne soient officialisées que 24 heures avant le début de la compétition, les pré-inscriptions montrent que quatre champions olympiques et trois des lutteurs les meilleurs classés mondiaux seront sur les tapis : Taha AKGUL (TUR), Jordan BURROUGHS (USA), Sharif SHARIFOV (AZE) et Erica WIEBE (CAN), et J’den COX (USA), Faith ERDIN (TUR) et Bajrang PUNIA (IND). 

Voici les listes complètes pour la lutte libre et pour la lutte féminine

La compétition est bien sûr diffusée en direct sur www.unitedworldwrestling.org

2. Kawai sort Icho en play-off pour les mondiaux; Otoguro sélectionnée, Susaki dehors 
Risako KAWAI a donné un coup mortel à la quête d'un historique cinquième titre olympique  de Kaori ICHO. Kawai a maintenant deux mois pour finir le travail.

Kawai a désarmé sa compatriote et championne olympique pour la seconde fois en trois semaines, par 3-3 sur critères pour la place des 57kg de l'équipe des mondiaux de lutte féminine japonaise.

"Je ne me rappelle pas de grand-chose, mais je suis contente d'avoir gagné," a commenté Kawai lors de la conférence de presse suivant le combat. "Cette année, des choses que je n'aurais pas pu imaginer me sont arrivées. J'avais fais pas mal de changements autour de moi et, en décembre, je songeais à quitter la lutte et m'occuper de ma famille. Je suis heureuse de n'en avoir rien fait !"

Cette confrontation était l'une des six prévues pour une journée spéciale dédiée aux éliminatoires des catégories olympiques du championnat du monde. Takuto OTOGURO a su garder sa couronne de lutte libre des 65kg, remportée l'année passée, tandis que Yui SUSAKI s'est vue abandonner tout espoir d'un troisième titre mondial consécutif de lutte féminine, catégorie 50kg.

Les séries éliminatoires, tenues à Wako dans la préfecture de Saitama Prefecture, à environ 20km au nord de Tokyo, ont réuni les vainqueurs des deux compétitions qualificatives pour le championnat du monde. Les athlètes des 12 autres catégories olympiques avait automatiquement obtenu leurs places grâce à leurs doubles victoires lors de la Coupe de l'Empereur et de la Meiji.

Cliquez ici pour l'article complet de Ken Marantz (en anglais). 

3. Fin du championnat de Russie de Sotchi et dates établies pour les éliminatoires
Le championnat de Russie a fermé ses rideaux à Sotchi sur la Mer Noire et la Fédération russe a déterminé les dates des éliminatoires de l'équipe russe de lutte libre pour le championnat du monde.

Six lutteurs daghestanais et quatre lutteurs ossètes sont repartis médaillés d'or : Ramiz GAMZATOV, Magomedrasul IDRIVSOV, Gadzhimurad RASHIDOV, Magomed KURBANALIEV, Haji NABIYEV et Alikhan JABRAILOV pour le Daghestan et, pour l'Ossétie, David BAYEV, Artur NAIFONOV, Vladislav BAITSAEV et Alan KHUGAEV.

Passé le championnat de Russie, des éliminatoires spéciaux seront tenus entre les vainqueurs du weekend dernier et les médaillés des Jeux Européens lors de l'Open de Pologne, du 2 au 4 août à Varsovie. La Fédération russe de lutte annoncera ses sélections pour les mondiaux de Noursoultan à la mi-août

FINALES
57kg - Ramiz GAMZATOV df. Muslim SADULAEV, 9-4
61kg - Magomedrasul IDRIVSOV df.  Ramazan FERZALYEV, 6-4 
65kg - Gadzhimurad RASHIDOV df. Nachyn KUULAR, 5-2
70kg - David BAYEV df. Razambek ZHAMALOV, 10-10

74kg - Magomed KURBANALIEV df. Khetik TSABOLOV, 5-4
79kg - Haji NABIYEV df. Atsamaz SANAKOEV, par forfait 
86kg - Artur NAIFONOV df. Vladislav VALIEV, 4-2
92kg - Alikhan JABRAILOV df. Magomed KURBANOV, 2-1
97kg - Vladislav BAITSAEV df. Igor OVSIANNIKOV, 3-0
125kg - Alan KHUGAEV df. Said HAMIDOV, 3-1

Éliminatoires 
57kg - Zaur UGUEV vs. Ramiz GAMZATOV
65kg - Akhmed CHAKAEV vs. Gadzhimurad RASHIDOV
74kg - Zaurbek SIDAKOV vs. Magomed KURBANALIEV
86kg - Dauren KURUGLIEV vs. Artur NAIFONOV
97kg - Abdulrashid SADULAEV vs. Vladislav BAITSAEV
125kg - ANZOR KHIZRIEV vs. Alan KHUGAEV

4. Kyle Dake fait son retour et remporte le titre du Grand Prix d'Espagne
Kyle DAKE (USA) a fait son retour le weekend dernier à l'occasion du Grans Prix d'Espagne et a aligné 5 victoires jusqu'à l'obtention du titre des 79kg. Champion du monde en titre, Dake subissait les conséquences d'une blessure et n'avait pas concouru depuis sa victoire au championnat du monde de Budapest en octobre dernier.

Le combat le plus difficile de Dake fut le premier, remporté avec deux points d'avance seulement sur Dauletmurat ORAZGYLYOV (TKM) (7-5), mais il fallait s'attendre à ce que le méchanisme soit quelque peu grippé après huit mois d'arrêt forcé. Dake a ensuite obtenu trois victoires par supériorité technique sur Carlos GILABERT (ESP), Sarmat TSARAKHOV (RUS) et Max BUDGEY (CAN), avant de finir en beauté 5-0 contre Batyr ORAZGYLYJOV (TKM). 

USA Wrestling avait annoncé la semaine dernière que dynamite-Dake fera face à Alex DIERINGER (USA) en éliminatoire le 17 août prochain à Austin au Texas pour la place de la catégorie des 79kg des mondiaux. Cette rencontre au meilleur des trois sera diffusée en direct sur www.flowrestling.org.  

RÉSULTATS
‪1er tour : df. Dauletmurat ORAZGYLYOV (TKM), 7-5
2me tour : df. Carlos GILABERT (ESP), 10-0 
1/4 de finale : df. Sarmat TSARAKHOV (RUS), 12-0
‪1/2 finale : df. Max BUDGEY (CAN), 12-2 
‪FINALE: df. Batyr ORAZGYLYJOV (TKM), 5-0 

5. Staebler vise le Grand Prix d'Allemagne pour son premier test en 67kg
Le triple champion du monde allemand Frank STAEBLER a informé United World Wrestling qu'il rejoignait la catégorie des 67kg en vue des Jeux Olympiques de Tokyo et qu'il ne vise pas moins que le Grand Prix d'Allemagne pour son retour sur les tapis, après avoir jusque-là concouru avec les 66kg.

Cette compétition sera la première de Staebler en 66kg depuis sa septième place obtenue aux Jeux Olympiques de Rio en 2016. Il tentera d'obtenir son quatrième titre du Grand Prix d'Allemagne - le dernier remonte également à 2016. Il n'avait pas participé à l'édition 2017 mais avait échoué en finale l'année passée face à Toni OJALA (FIN). 

Le Grand Prix d'Allemagne se déroulera à Dortmund les 3 et 4 août prochain. 

L'Hebdo dans les réseaux !

1. Big Move Monday -- Nouri Khorje F. (IRI) -- Ch/at d'Asie U23 2019
2. Quel est votre lutteur favori pour le Yasar Dogu 2019 ?
3. Quelle est votre lutteuse favorite pour le Yasar Dogu 2019 ?
4. @vinaysiwach@bajrangpunia60, le N0.1 mondial des 65kg, sera en 70kg au #YasarDogu.
5. Big Moves, Jour1 // Ch/at d'Asie Juniors Chon_Buri2019

Japon

Attendance réduite et sécurité pour la reprise des camps d'entraînement de l'équipe nationale japonaise

By Ken Marantz

TOKYO―Il y avait quelque chose d'inhabituel lors du lancement du camp d'entraînement de l'équipe du Japon - entre autres choses, seuls huit athlètes étaient présents.

Mais nous sommes dans une époque troublée. Le fait que le Japon ait finalement pu, au milieu d'une pandémie mondiale, remonter sur les tapis pour la première fois en 3 mois et demi constitue une avancée majeure pour le pays hôte des prochains Jeux Olympiques repoussés d'un an, qui peut ainsi commencer sa préparation à long terme.

Yukako et Risako KAWAI se désinfectent les mains à l'entrée de la salle de lutte du Centre national d'entraînement (CNE) de Tokyo. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

"Je suis vraiment heureuse de revoir les membres de l'équipe nationale après si longtemps," a déclaré Yukako KAWAI, l'une des quatre lutteuses de l'équipe olympique participant au camp féminin qui a commencé le jeudi 2 juillet. "Nous avions habituellement un camp par mois et même si nous ne sommes pas retournés à la normale, je suis contente de pouvoir à nouveau lutter ici."

Respectant les volumineuses directives soigneusement établies par le comité des sciences sportives de la Fédération japonaise de lutte, les camps du Centre national d'entraînement de Tokyo suivront de strictes protocoles afin de prévenir la diffusion du coronavirus, dont les effets sur le monde du sport sont dévastateurs.

En addition aux directives habituelles de port de masque, de lavage des mains et d'utilisation de désinfectant, ces directives appellent également à limiter le nombre de personnes présentes dans la salle de lutte à un moment donné. Ceci est obtenu par l'organisation différenciée des camps par style de lutte avec un minimum de période de chevauchement, en invitant principalement ceux et celles déjà en possession d'une place olympique ou qui seront parties prenantes des qualificatifs olympiques.

"Les camps d'entraînement - de lutte féminine, gréco-romaine et libre - n'ont pas pour but d'améliorer le niveau," a déclaré le directeur national du développement technique Shigeki NISHIGUCHI. "Ces camps visent spécifiquement les JO de Tokyo. Nous en avons donc limité le nombre, particulièrement pour juillet. Selon les circonstances, nous espérons être capables d'augmenter la fréquence en août et septembre. Mais le principal est de faire barrière au coronavirus."

Les athlètes conservent depuis le 16 juin le relevé quotidien de leur température corporelle, de leur santé générale et de tout contact externe qu'ils ont pu avoir. Tous ont fait un test d'anticorps avant le camp et, à l'exception d'une course rapide à un commerce de proximité, ils n'ont en principe pas le droit de quitter le centre.

Le camp de lutte féminine est le premier, du 2 au 8 juillet, suivi par la lutte gréco-romaine du 6 au 11 et par la lutte libre du 23 au 28. Un camp par mois sera organisé pour chaque style en août et septembre prochains, également presque séparément.

Yui SUSAKI par en ramassement lors d'un exercice d'amené au sol. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Quatre des cinq membres de l'équipe olympique de lutte féminine - les championnes en titre Risako KAWAI (57kg), Sara DOSHO (68kg), la petite soeur de Risako Yukako (62kg) et Hiroe MINAGAWA (76kg) - ont rejoint les six tapis de la salle de lutte du CNE jeudi dernier, ainsi que la double championne du monde Yui SUSAKI (50kg) qui espère obtenir un billet olympique lors du qualificatif Asie prévu en mars prochain. Trois autres personnes étaient également présentes.

Absente du quintet olympique, la médaillée mondiale d'argent Mayu MUKAIDA (53kg), récemment diplômée de la fameuse université de Shigakkan. Elle a rejoint la firme de haute technologie JTEKT en tant qu'athlète sponsorisée et a des engagements envers cette entreprise. 

Hors les coaches, le personnel et les officiels de la Fédération, les seuls personnes permises dans la salle de lutte sont l'équipe du website de la Fédération japonaise et un correspondant UWW. Les médias japonais ont pu observer l'entraînement en streaming, et tenir une "conférence de presse" avec chaque lutteuse après la session.

Chaque personne pénétrant dans la salle devait se désinfecter les mains et avait sa température prise. Les lutteuses ont également désinfecté les semelles de leurs chaussures de lutte. Tous, coaches compris sauf les lutteuses en exercice, portaient constamment des masques.

À ce stade, la politique de la Fédération est de commencer doucement et d'augmenter la cadence en vue des Jeux Olympiques, faisant ce qui est possible pour éviter des blessures. La session ne comportait ainsi pas de lutte en direct. La première heure était faite d'étirements et de montée en pression des muscles principaux, suivis d'exercices tels que des ramassements de jambe par l'extérieur, des amenés au sol et des ceintures en pont. L'ambiance était relaxée mais concentrée sur les exercices à réaliser.

"Il y a encore un an et un mois avant les JO, alors nous voulons solidement consolider les fondamentaux et éviter les blessures," dit Nishiguchi. "Nous commençons par les choses fondamentales. Les lutteuses ont peut-être l'impression que ce n'est pas assez. Mais il n'y a aucune raison d'aller plus vite que la musique."

Sara DOSHO travaille un exercice de renforcement. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Les éclopées
Ironiquement, alors qu'éviter les blessures est la priorité, trois des lutteuses olympiques souffrent actuellement de divers handicaps. En fait, Minagawa a profité du repos forcé pour subir une opération du genou tandis que  Dosho, qui délare s'être complètement remise de son opération à l'épaule de début 2019, continue à soigner un genou mal en point ; et Risako Kawai s'est faite un tour de reins.

"C'est une situation chronique depuis à peu près un an," dit Minagawa, médaillée mondiale d'argent en 2019, au sujet de son genou droit dont elle a subi l'ablation du ménisque. "C'était particulièrement dur en mars. Avec les JO [originellement] en août, il était impossible d'avoir une opération. Je pensais continuer et juste ignorer le problème, puis le report a été décidé."

Nishiguchi remarque que pour quelques personnes comme Minagawa, il y a un côté positif au report des JO pour cause de pandémie, puisque cela leur donne une année pour récupérer de leurs blessures.

Lors du pic de la pandémie au Japon, de début avril à début mai, le gouvernement avait déclaré l'état d'urgence, ce qui ne lui avait cependant pas permis d'imposer la fermeture des magasins, l'utilisation des masques ou la distanciation sociale. Mais les gouverneurs des préfectures du pays ont pu demander que de telles mesures soient respectées volontairement, un auto-confinement largement suivi par le public.

Comme les autres, Minagawa était alors obligée de se contenter de s'entraîner à la maison et de courir à l'extérieur car aucune salle de lutte ou de gym n'était restée ouverte.

"Pendant cette période d'auto-confinement, je devais rester à la maison et mentalement, ce fut difficile," dit-elle. "Récemment, l'état d'urgence a été levé, j'ai donc pu sortir plus et les camps nationaux ont rouvert, ce qui m'a aidé à remonter la pente. Je suis plus à même de regarder devant positivement."

Dosho dit qu'elle ressent encore quelques douleurs dans son genou, et que le soutien qu'elle reçoit allège le désagrément. Après avoir échoué à obtenir une médaille au championnat du monde, elle reste déterminée à faire amende honorable en devenant championne olympique encore une fois.

"Mon objectif de remporter une médaille d'or n'a pas changé d'un iota," dit-elle. "Je crois que tout ira bien si je reste patiente et y vais doucement à l'entraînement."

Risako KAWAI soulève la jambe de sa partenaire lors d'un exercice d'amené au sol. (photo : Sachiko Hotaka/JWF)

Et maintenant elle cuisine
Pour Risako Kawai, qui a remporté son quatrième titre mondial en septembre dernier à Noursoultan, rester à la maison lui a donné la possibilité d'apprendre quelque chose du monde réel, extérieur à celui du sport - comme comment cuisiner.

"Depuis le lycée, j'ai toujours pris mes repas au dortoir, et même après avoir terminé l'université, je pouvais manger là-bas," dit-elle. "Mais pendant la période d'auto-confinement, nous ne pouvions pas bouger. C'est la première fois que je devais préparer mes propres repas pour une si longue durée, même à mon âge."

Déclarant qu'elle a aussi fait du Pilate pour la première fois, Kawai a trouvé des recettes sur internet.

"Je n'avais jamais préparé de repas frits, mais j'ai pu faire un essai," dit-elle. "Plutôt que me concentrer sur une spécialité, j'ai tenté différentes choses."

Sa petite soeur Yukako, comme Risako un produit de Shigakkan, a eu du mal a s'éloigner de la vie couvée de l'université. "J'ai vraiment apprécié ma mère, qui nous préparait nos repas," dit-elle. 

Shigakkan a récemment réouvert ses installations et les Kawai ont pu remonter sur les tapis avant les camps nationaux, mais sans lutte active. 

"Naturellement, ma force a diminué par rapport à d'habitude," dit Risako. "Mais je ne ressens aucun changement dans mon rapport à la lutte."

Quant à remonter sur les tapis, ajoute-t-elle, "C'est la première fois depuis longtemps que les coaches m'observent travailler avec une partenaire. C'est un sentiment rafraîchissant." 

Elle dit qu'elle a récupéré à 80% son problème de dos et prend soin de ne pas rechuter. Lors des exercices de son premier entraînement, elle n'a pas fait de lutte au sol.

Yukako KAWAI takes down her practice partner. (photo by Sachiko Hotaka/JWF)

Les cheveux aujourd'hui et demain, loin
Parmi les principaux sujets de conversation du camp ne concernant pas la lutte, le nouveau look de Yukako Kawai était en première ligne : elle a surpris tout le monde pour avoir fait une coupe au bol de sa longue chevelure.

"C'est la première fois depuis l'école primaire que j'ai cette longueur," dit-elle. "C'est nouveau pour moi."

Kawai déclare qu'elle a coupé ses boucles juste avant le début de la période d'auto-confinement en mars, avant que les salons de coiffure ne ferment.

"J'ai toujours voulu les couper mais je n'en ai jamais eu le courage," ajoutant qu'elle avait pris cette résolution suite à un incident à New Delhi en février. "Au championnat d'Asie, on m'a tiré les cheveux. C'est là que j'ai décidé que j'en avais assez."

"A l'époque, les JO n'avaient pas encore été reportés. J'ai pensé que ce serait radical pour me mettre dans l'esprit du sprint vers les Jeux."

Ses courtes tresses ne sont pas le seul nouvel aspect de la vie de Kawa. Comme Mukaida, elle a obtenue son diplôme de Shigakkan pour rejoindre une compagnie avec un contrat qui lui permet de continuer à se dédier complètement à la lutte. Elle rejoint Risako comme employée de Japan Beverage, qui emploie également la lutteuse maintenant retraitée plusieurs fois championne du monde et médaillée olympique Kyoko HAMAGUCHI. 

"Jusqu'à maintenant, j'étais dans l'équipe de lutte en tant qu'étudiante," commente Kawai.. "Aujourd'hui la lutte est mon métier. C'est mon métier d'obtenir des résultats et de rembourser l'entreprise. Je ressens plus de responsabilité qu'avant. Je dois faire preuve de plus de discernement sur mes performances. Je suis reconnaissante qu'ils m'offrent le même environnement de lutte qu'auparavant, et je veux réussir et que mon entreprise sois contente."

Tandis que le programme international de lutte reste dans les limbes, Kawai déclare qu'elle ne se sent pas concernée par l'absence de tournoi spécidique pour lequel elle se préparerait au camp national. 

"Je n'y ai pas vraiment pensé," dit-elle. "Je pose un objectif pour chaque jour d'entraînement et je pense à comment l'atteindre. Plutôt que sur les tournois, je travaille à dépasser les problèmes que je peux avoir."