L'Hebdo !

L'Hebdo du 26 mars !

By Eric Olanowski

En revue, les sélections russes pour le championnat d'Europe, les 12 champions du monde en titre qui se retrouveront à Bucarest, les résultats du championnat d'Asie des U23, le championnat d'Afrique en cours et 'Hollywood contre Bollywood.'

1. Sadulaev, Sidakov et Uguev feront l'impasse au championnat d'Europe
Les inscriptions pour le championnat d'Europe 2019 sont terminées. La Fédération russe a préféré ne pas sélectionner la majorité de ses champions du monde. La raison semble être que leurs meilleurs lutteurs se prépareront alors pour les Jeux Européens, prévus du 25 au 30 juin à Minsk en Biélorussie.

Les champions du monde Abdulrashid SADULAEV, Zaurbek SIDAKOV et Zaur UGUEV seront donc absents  de Bucarest. Muslim SADULAEV, Magomed KURBANALIEV et Vladislav BAITCAEV remplaceront les tenants du titre en 57, 74 et 97kg respectivement. 

S'il s'agit de la première participation de Muslim Sadulaev au championnat d'Europe, Kurbanaliev et Baitcaev y avaient, l'année passée, déjà représenté la Russie, de plus avec succès puisque tous deux étaient repartis médaillés d'or.

*Le championnat d'Europe est annuel alors que les Jeux Européens sont organisés tous les quatre ans.

Ch/at d'Europe, sélections russes
57kg - Muslim SADULAEV
61kg - Magomedrasul IDRISOV
65kg - Nachyn KUULAR
70kg - Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV
74kg - Magomed KURBANALIEV
79kg - Akhmed GADZHIMAGOMEDOV
86kg - Dauren KURUGLIEV
92kg - Magomed KURBANOV
97kg - Vladislav BAITCAEV
125kg - Anzor KHIZRIEV

2. L'Iran et la Mongolie vainqueures du premier championnat d'Asie des U23
La Mongolie, pays hôte de la compétition, s'attribue le titre de lutte féminine de la première édition du championnat d'Asie des U23 tandis que l'Iran brille de mille feux et décroche les titres par équipe de lutte libre et de lutte gréco-romaine.

En lutte féminine, la Mongolie et l'Inde remportent chacune quatre médailles d'or, et le Kazakhztan et Taïwan se partagent les deux autres catégories restantes.

L'équipe d'Iran décroche les titres de lutte libre et de lutte gréco-romaine

En lutte libre, l'Iran a aligné sept finalistes et saisit quatre médailles d'or et d'une d'argent, totalisant 200 points (4 x or, 3 x argent, 2 x bronze).

En lutte gréco-romaine, l'ran et le Kyrgyzstan se sont livré un combat acharné, au bénéfice de l'Iran. 

Les deux pays avaient chacun engrangé quatre médailles d'or, deux d'argent et deux de bronze, jusqu'à ce que l'Iran décroche une médaille d'argent supplémentaire et le titre avec 202 points (4 x or, 3 x argent, 2 x bronze). Le Kyrgyzstan se place deuxième avec 182 points (4 x or, 2 x argent, 2 x bronze) et le Kazakhstan troisième avec 167 points (2 x or, 2 x argent, 3 x bronze).

RÉSULTATS COMPLETS

3. Le championnat d'Afrique est en cours en Tunisie
Le championnat d'Afrique a ouvert ses portes lundi à Hammamet en Tunisie, jusqu'à ce dimanche 31 mars

Les cadets et juniors seront sur les tapis jusqu'à jeudi et laisseront leur place à la compétition senior vendredi.

Le championnat d'Afrique est la première compétition continentale de niveau senior où le système de points de classement révisé sera appliqué. Les vainqueurs des championnats continentaux recevront 12 points de série de classement, les 2me, 3me, 5me, 7me et 8me places rapportant respectivement 10, 8, 6, 4 et 2 points. 

En addition aux points de résultat, les lutteurs recevront des points supplémentaires selon la quantité de lutteurs entrée dans les tableaux.

Pour les catégories de poids comprenant 10 ou moins d'entrées, six points supplémentaires seront ajoutés. Pour les catégories avec de 11 à 20 lutteurs 8 points supplémentaires seront ajoutés. 10 points seront ajoutés dans le cas où plus de 20 lutteurs sont entrés dans une même catégorie de poids.

PROGRAMME 

4. 'Hollywood contre Bollywood' débute dimanche !
Les stars américaines et indiennes de la lutte féminine se feront face, ce dimanche 31 mars, dans le mythique théâtre Wiltern de Los Angeles pour 'Hollywood contre Bollywood.'

Selon www.beatthestreets-la.org, "le duel se distinguera de la cinquième édition annuelle de la compétition de charité internationale du festival Beat the Streets de Los Angeles."

Onze des quinzes meilleures lutteuses classées seront sur les tapis, avec six d'entre elles venues du top 5 toutes catégories de poids confondues (les classements les plus récents sont disponibles sur la page d'accueil de www.unitedworldwrestling.org). 

Des dix combats de stars, le plus intrigant semble être celui qui opposera, en 53kg, la dauphine du championnat du monde et première du classement Sarah HILDEBRANDT (USA) à la No.11 Vinesh VINESH (IND). 

Ce sera un remake des demi-finales du Dan Kolov du mois passé, où Vinesh avait sonné Hildebrant pour ce retrouver en finale de cet événement de série de classement et finalement chuter face à la Chinoise PANG Qianyu. 

Le duel débute à 15h le 31 mars. 

USA vs. India 
50kg: No. 15 Whitney CONDER vs. Sheetal TOMAR 
53kg: No. 1 Sarah HILDEBRANDT vs. No. 11 Vinesh VINESH
55kg: No. 6 Jacarra WINCHESTER vs. Pinki PINKI
57kg: Jenna BURKERT vs. No. 6 Pooja DHANDA
59kg: Alli RAGAN vs. No. 4 Sarita SARITA
62kg: No. 5 Mallory VELTE vs. Sakshi MALIK  
65kg: No. 2 Forrest MOLINARI vs. Navjot KAUR 
68kg: No. 2 Tamyra MENSAH vs. Divya KAKRAN 
72kg: Rachel WATTERS vs. No. 12 (at 76kg) Kiran KIRAN 
76kg: No. 1 Adeline GRAY vs. Sudesh SUDESH

La championne du monde en titre et championne d'Europe Petra Maarit OLLI (FIN) sera sur les tapis du championnat d'Europe 2019, dans sa catégorie de championne du monde des 65kg. 

5. Le championnat d'Europe ouvre le 8 avril prochain 
Le continent dominant la lutte mondiale, l'Europe, organise son championnat continental à partir du 8 avril prochain. Les pré-inscriptions sont terminées et des 18 champions du monde venus d'Europe l'année passée, 12 se retrouveront en Roumanie sur les tapis de Bucarest . 

Si les trois lutteuses championnes du monde en 2018 combattront, seuls deux des cinq champions du monde de lutte libre se sont inscrits. Comme annoncé plus haut, les Russes et tenants de titre mondial Abdulrashid Sadualev, Zaurbek Sidakov et Zaur Uguev seront absents de Bucarest.

Des dix champions d'Europe de lutte gréco-romaine, sept lutteront cette année. Les trois absents seront Peter BACSI (HUN), Aleksander CHEKHIRKIN (RUS) et Frank STAEBLER (GER). 

Bien que la Russie se retrouve sans le champion du monde de lutte gréco-romaine des 77kg Aleksander Chekhirkin, c'est le double champion olympique Roman VLASOV (RUS) qui le remplacera - pour son retour à la compétition après avoir subi une opération du genou et fait l'impasse sur les mondiaux en 2018.

PROGRAMME

Tenants du titre mondial inscrits
55kg (GR) - Eldaniz AZIZLI(AZE)
60kg (GR) - Sergey EMELIN (RUS) 
62kg (WW) - Taybe Mustafa YUSEIN (BUL) 
63kg (GR) - Stepan MARYANYAN (RUS) 
65kg (WW) - Petra Maarit OLLI (FIN) 
67kg (GR) - Artem SURKOV (RUS) 
68kg (WW) - Alla CHERKASOVA (UKR) 
70kg (FS) - Magomedrasul GAZIMAGOMEDOV
82kg (GR) - Metehan BASAR (TUR) 
97kg (GR) - Musa EVLOEV (RUS)
125kg (FS) - Geno PETRIASHVILI (GEO) 
130kg - (GR) - Sergey SEMENOV (RUS) 

L'Hebdo dans les réseaux !

1. Big Move Monday -- Vladen KOZLIUK (UKR) -- U23 Europe
2. Moments forts de la coupe du monde 2019 de lutte libre #wrestleyakutsk #uww #wrestling
3. Les U23 de lutte libre ont commencé aujourd'hui #U23AsianChampionship en Mongolie.?61 kg - Ulukbek Zholdoshbekov?? ?92 kg - Arashk Mohammadkazem Mohebi??
4. L'Égyptien Yassar NASR passe en finale des 65kg ; impressionnant #wrestling #uww#unitedworldwrestling#WrestleHammamet
5. Les lutteurs se préparent à monter sur les tapis au premier jour du championnat d'Afrique 2019  #wrestling #uww#unitedworldwrestling#WrestleHammamet

Mariage, enfant et diplôme de médecine sur la route des JO de Jane Valencias (MEX)

By Eric Olanowski

CORSIER-SUR-VEVEY, Switzerland (April 7) – Il aura fallu dix ans, trois pays, un mariage, un enfant et un diplôme de médecine à Jane VALENCIAS pour que le Mexique obtienne sa première qualification olympique en lutte féminine. 

“Ma mère m'a appris que si je travaillais dur, j'arriverai là où je le voudrais," raconte Jane.  “En regardant maintenant mes réussites, je crois qu'elle avait raison.”

Ce qu'elle voulait fut toujours clair : mère, médecin et lutteuse olympique. Mais l'obtenir exigea patience et sacrifice. 

"J'ai commencé mes études en 2009 et les ai terminées en 2019. Il faut normalement six ans du début à la fin, mais il m'a fallu 10 ans parce que je les ai arrêtées deux fois pour lutter."

Jane Valencia a obtenu son diplôme de l'université Guadalajara Lamar au printemps 2019.

Aujourd'hui la combative “Drsse Valencia”, 57kg, cherche à obtenir sa licence pour lutter au Mexique et aux Etats-Unis. Son mari, le vice-champion olympique 2012 Jaime ESPINAL (PUR), est portoricain et obtenir pour Jane sa licence aux USA lui permettrait de lutter au Mexique, aux Etats-Unis et à Porto-Rico, un territoire américain. “Cela me prendra du temps. La procédure durera un an, un an et demi," dit-elle. "Mais après les Jeux, j'espère avoir assez d'argent pour payer la paperasserie et le test pour passer ma licence."  

Après son diplôme, Jane a déménagé du Mexique aux Etats-Unis pour rejoindre son mari et s'entraîner au club de lutte de Nittany Lion sous la tutelle des champions olympiques Cael SANDERSON (USA) et Jake VARNER (USA). Un tout petit peu plus d'un an après être remontée sur les tapis, elle est devenue la première lutteuse mexicaine de l'histoire à atteindre les Jeux Olympiques, grâce à une victoire en 57kg au tournoi panaméricain de qualification olympique d'Ottawa.

Jane VALENCIA'S (MEX) avec sa fille Joy au sommet du podium du tournoi panaméricain de qualification olympique. (Photo : Tony Rotundo)

Après avoir échoué d'un combat pour se qualifier aux Jeux de Rio en 2016, Valencia a fait une pause de trois ans avant de réaliser qu'elle avait quelque chose à se prouver. Au milieu de cette retraite, jalonnée d'expériences marquantes telles que se marier, donner naissance à un enfant et passer son diplôme de médecin, Valencia a pu observer les réussites de Natalia VOROBEVA (RUS) et Sofia Mattsson (SWE) après leurs accouchements.

"J'ai pris Vorobeva et Mattsson comme exemple. Elles ont fait leur retour après avoir eu un enfant et étaient très bonnes. Cela m'a montré que je pouvais être maman et toujours bonne en lutte."

"Je sais que c'est fou, mais quelque chose à l'intérieur de moi me disait que j'avais besoin de revenir. Je révais toutes les nuits de remonter sur le tapis. Vous savez, quand vous luttez, vous n'arrêter jamais vraiment. C'est une part de votre vie."

Valencia, qui a donné naissance à sa fille Joy le 31 mai 2017, est remontée sur le tapis pour la première fois en février 2019 à l'occasion du Cerro Pelado. Elle fut vaincue en finale par Amanda HERNANDEZ (CUB) et dut se contenter de la médaille d'argent. Sa deuxième apparition prit place une année plus tard à Ottawa, au Canada, pour le tournoi panaméricain de qualification olympique, où elle devait atteindre les finales pour composter son ticket pour les JO.

Quelques jours avant cette compétition, elle déclarait : "Tout le monde veut gagner le qualificatif. Je savais que [la championne olympique, ndlr] Helen [Maroulis, ndlr] serait là, alors je me suis entraînée en préparant mon mental pour lutter les meilleurs combat de ma carrière." 

A Ottawa, Valencia a ouvert les feux par deux victoires décisives sur Betzabeth SARCO COLMENAREZ (VEN) et Nes RODRIGUEZ TIRADO (PUR) -- pour atteindre un combat quitte ou double pour la qualification olympique face à la championne du monde en titre canadienne Linda MORIAS (CAN).

La scène était montée et l'enjeu simple : vaincre Morias et aller aux JO ou perdre et rentrer comme en 2016, sans place olympique.

Rejoignant les demi-finales, Jane se disait : "Aie foi en toi-même, ta préparation et lutte. Amuse-toi."  

Lors de ce combat, Jane barra une précoce tentative de double ramassement de jambe de la part de Morais, contre-attaquant en projection en prise de bras par la droite et amené au sol, prenant la tête 4-0. "Je l'avais vue lutter avant, alors je savais parfaitement ce qu'elle tenterait de faire."  

En fin de partie, c'est un ramassement de jambe intérieur que stoppa Jane avant de projeter Morais au sol à nouveau. Mais cette fois, ce fut pour un infliger un tombé à la championne du monde. "A ce moment, je ne pensais pas à ce qui allait advenir. J'ai seulement réagi : je me suis relaxée, et mon corps a réagit."

Grâce à cette victoire sur Morais, Jane Valencia est devenue la première Mexicaine de l'histoire qualifiée pour les Jeux Olympiques.

Elle espère ainsi montrer aux jeunes Mexicaines qu'elles ont un modèle à suivre. "Je n'avais pas de modèle, alors j'ai fabriqué mon propre exemple," dit-elle.

"Maintenant, c'est une chance énorme. Avant, les jeunes filles avaient au Mexique un rêve olympique, mais elles n'avaient pas d'exemple. Elles n'avaient personne à suivre. Maintenant qu'elles ont vu quelqu'un atteindre cet objectif, elle peuvent se dire 'Moi aussi je peux me qualifier'."

Jane continue sa préparation pour les Jeux tout en s'entraînant au Nittany Lion. Elle aspire à devenir médaillée olympique mais dit que remporter une médaille olympique ne la définirait pas en tant que lutteuse, femme ou mère. "Gagner une médaille olympique est mon objectif pour l'instant. Mais nous valons plus qu'une médaille et une médaille ne change pas votre vie. Une médaille n'est pas suffisante pour faire de vous une bonne personne."

Dans un message à destination de la communauté de la lutte, elle déclare :“Ces moments où nous sommes à la maison, ignorant de ce que le futur nous réserve, je vous demande d'être patients et d'avoir la foi. Ayez la foi que ceci arrivera, que nous remonterons sur les tapis pour faire ce qui nous passionne. Gardez votre esprit occupé avec les petites choses du quotidien et vivons un jour à la fois. Restez positifs, en bonne santé et, par-dessus tout, concentrez-vous sur l'objectif qui nous attend.”