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Championnats d'Asie de lutte féminine : les faits marquants

By Taylor GREGORIO

ASTANA, Kazakhstan (31 mars) -- Le 9 avril, la saison des tournois continentaux débutera avec les championnats d'Asie à Astana, au Kazakhstan.

Les têtes de série, qui seront publiées plus tard la semaine prochaine, ont été déterminées en fonction des performances réalisées lors des Championnats du monde de 2022 et des deux épreuves de la Ranking Series de cette année. Ce tournoi servira également de critère de sélection pour les Championnats du monde 2023 en Serbie.

De nombreuses stars se battant pour la couronne, dont sept médaillés olympiques et cinq anciens champions du monde, seront présentes aux Championnats d'Asie. Toute l'action du Kazakhstan peut être suivie en direct sur uww.org ou sur l'application UWW.

Voici les intrigues à suivre en lutte féminine :

Les jumelles Bakbergenova veulent répéter l'exploit

En 2022, les soeurs jumelles Madina BAKBERGENOVA (KAZ) et Zhamila BAKBERGENOVA (KAZ) ont remporté les championnats d'Asie, éliminant une forte concurrence pour monter sur le podium. En 68kg, Madina a éliminé la championne du monde en titre et médaillée de bronze olympique de Tokyo Meerim ZHUMANAZAROVA (KGZ) lors du combat pour la médaille d'or.

Pour le titre des 72kg, Zhamila a battu la nouvelle venue Sumire NIIKURA (JPN), qui a ensuite remporté des médailles de bronze aux championnats du monde U20 et U23. Cette année, les Bakbergenovas reviennent avec l'espoir de le refaire. Zhamila, double médaillée d'argent mondiale, cherche à remporter son troisième titre de championne d'Asie, tandis que Madina vise le deuxième.


Akari FUJINAMI (JPN) est l'une des six championnes d'Asie en titre. (Photo: UWW / Bayrem Ben Mrad)

Six championnes en titre

Outre les sœurs Bakbergenova, quatre autres championnes d'Asie 2022 seront présentes à Astana le week-end prochain. Le Japon amènera trois championnes en titre, Remina YOSHIMOTO (JPN) en 50kg, Akari FUJINAMI (JPN) en 53kg et Nonoka OZAKI (JPN) en 62kg. Yoshimoto et Fujinami ont chacune remporté l'or mondial en 2021, et Ozaki a remporté l'or mondial chez les seniors, U23 ans et U20 ans l'année dernière.

Représentant le Kyrgyzstan, Aiperi MEDET KYZY (KGZ) est inscrite en 76kg. Elle a remporté son premier titre asiatique en 2022, fraîchement médaillée de bronze aux championnats du monde 2021.

Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) est médaillée d'argent olympique de Tokyo. (Photo: UWW /  Ginnie Coleman)

Sept médaillés olympiques en vedette

Sur la scène cette année, sept médaillés olympiques toutes catégories de poids confondues, deux médaillés d'argent et cinq médaillés de bronze.

En tête du groupe, Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ), vice-championne olympique à Tokyo, concourra en 62 kg. Tynybekova a un palmarès bien rempli avec des titres mondiaux en 2019 et 2021, une médaille de bronze mondiale en 2017 et quatre médailles d'or asiatiques..

Qianyu PANG (CHN), qui a remporté sa médaille à Tokyo, est également vice-championne olympique en 55 kg. Deux fois médaillée de bronze aux Championnats du monde, Pang cherche à remporter son deuxième titre asiatique en carrière. Son premier titre remonte à 2016.

Les médaillées de bronze olympiques attendues sont Bolortuya BAT OCHIR (MGL) en 53kg, Zhumanazarova, Qian ZHOU (CHN) et Yelena SHALYGINA (KAZ) en 68kg et Elmira SYZDYKOVA (KAZ) en 76kg.

Poids à suivre : 68kg

Si vous ne l'avez pas encore remarqué, le poids de 68 kg est PLEIN de talents. En voici un bref aperçu : Bakbergenova revient en tant que championne continentale, Shalygina et Zhumanazarova sont médaillées de bronze olympique, et Feng ZHOU (CHN) et Ami ISHII (JPN) sont médaillées mondiales.

Feng a occupé le poids pour la Chine pendant plusieurs années et apporte une grande expérience à Astana. Sa présence permettra à la concurrence de rester vigilante. Elle a remporté une médaille d'argent en 2015 et une médaille de bronze en 2018 aux Championnats du monde.

Si Bakbergenova n'est pas inscrite, le Kazakhstan choisira Shalygina, médaillée olympique en 2008. Elle a remporté trois médailles mondiales en 2007, 2009 et 2010. Elle est en train de faire son retour à la lutte après avoir pris une pause internationale de 2012 à 2022.

Pour compléter le groupe, Zhumanazarova a remporté l'or à Oslo 2021, et Ishii a décroché l'argent lors de ses débuts aux Championnats du monde en septembre dernier.

Les meilleurs lutteurs des années 2000

By Andrew Hipps

CORSIER-SUR-VEVEY, Suisse (le 21 mai) -- Les années 2000 resteront mémorables dans les annales de la lutte : elles nous ont offert des performances historiques, la discipline a connu des avancées majeures et de nouvelles stars sont apparues.

La décennie fut inaugurée par l'un des plus grands renversements olympiques de l'histoire : lors des Jeux de Sidney de l'année 2000, Rulon GARDNER (USA) vainquit le triple champion olympique Aleksander KARELIN (RUS) par 1-0 en finale des 130kg de lutte gréco-romaine.

Le moment le plus déterminant de ces dix années pour la discipline survint quatre années plus tard, quand la lutte féminine fut ajoutée au programme olympique dans quatre catégories de poids. La puissance No.1 de la discipline, le Japon, s'empara de deux médailles d'or, d'une d'argent et d'une de bronze lors des JO de 2004. Les JO de Pékin, en 2008, virent un changement dans la distribution des médailles, avec désormais deux médailles de bronze distribuées dans chaque catégorie.

Regardons de plus près certains des meilleures lutteurs - et lutteuses - des années 2000.

Buvaisar SAITIEV (RUS)

Buvaisar SAITIEV (RUS) possédait une combinaison de technique, de force, de finesse et de flexibilité qui fut déterminante dans l'établissement de son statut de l'un des plus grands lutteurs de tous les temps. Saitiev remporta trois médailles d'or olympique, 12 ans séparant la première de la dernière. Il obtint son premier titre à Atlanta en 1996 à l'âge de 21 ans, puis Athènes en 2004 et Pékin en 2008. De plus, Saitiev décrocha six titres mondiaux, dont trois dans les années 2000.

Saori YOSHIDA (JPN)

Saori YOSHIDA (JPN) atteint un statut légendaire dans la lutte féminine en restant invaincue en championnats majeurs de 2002 à 2016. Cette incroyable série fut auréolée de trois titres olympiques et 13 titres mondiaux. Après s'être baladée aux championnats du monde de 2002 et 2003, Yoshida remporta l'or aux JO d'Athènes, les premiers Jeux incluant la lutte féminine à leur programme. Elle obtint également les titres des JO de Pékin en 2008 et Londres en 2012, alignant d'un autre côté 11 titres mondiaux d'affilée entre 2005 et 2015. En 2016, Yoshida décrocha sa quatrième médaille olympique, obtenant l'argent aux JO de Rio de Janeiro.

Khadzhimurat GATSALOV (RUS)

En 2004, Khadzhimurat GATSALOV (RUS) devenait champion olympique de lutte libre à l'âge de 21 ans, et poursuivait en obtenant les titres mondiaux des 96kg lors des quatre championnats du monde suivants. Il en ajoutera un cinquième en 2013 en 120kg cette fois, obtenant l'argent en 2010 et le bronze en 2014, sans oublier trois titres européens décrochés dans cette première décennie.

Mavlet BATIROV (RUS)

Mavlet BATIROV (RUS) reste comme l'un des meilleurs poids légers de la décennie. Il remporta de suite les titres olympiques en 2004 et 2008 en 55 et 60kg respectivement. En 2007, c'est le titre de champion d'Europe qu'il obtenait, enchaînant sur celui de champion du monde. Une médaille mondiale de bronze, obtenue en 2006, auréole aussi son CV.

Armen NAZARYAN (ARM/BUL)

Armen NAZARYAN (ARM/BUL), qui a concouru pour l'Arménie comme pour la Bulgarie, est l'un des athlètes de lutte libre les plus décorés de la décennie. Après un titre olympique et trois médailles mondiales de bronzes dans les années '90, Nazaryan développa son emprise et sa légende dans les années 2000, à nouveau champion olympique à Sidney en 2000, puis trois fois encore champion du monde de 2002 à 2005, obtenant le bronze lors des JO d'Athènes en 2004. Il cumule également six titres européens. Nazaryan est entré au Hall of Fame de United World Wrestling en 2007.