Japon

À 56 ans d'intervalle, l'écrivain japonais Masayuki Miyazawa couvrira ses seconds Jeux Olympiques

By Ikuo Higuchi

(L'article qui suit est la version abrégée et traduite d'une histoire récemment parue sur le site de la Fédération japonaise de lutte)

Si couvrir les Jeux Olympiques peut être considéré comme un honneur dans la carrière d'un journaliste, les occasions ne sont pas si rares. Mais couvrir deux éditions des Jeux dans la même ville à 56 ans d'intervalle est une autre chose.

Écrivain de lutte, l'auteur Masayuki Miyazawa remplira ce tour de force dans moins d'une année à l'occasion des Jeux de Tokyo 2020, après avoir couvert l'édition de 1964 pour le quotidien sportif Nikkan Sports.

Depuis, Miyazawa est devenu un pilier de la scène de lutte japonaise, non seulement comme un reporter sans égal mais aussi en tant qu'éditeur, représentant officiel de la Fédération japonaise, entraîneur impromptu et non-conformiste.

"Je ne veux pas être simple spectateur, je veux faire mes reportages en scène," dit Miyazawa, depuis longtemps retraité du Nikkan Sports et qui souhaite, si sa santé le permet, être associé en tant qu'écrivain aux prochains Jeux de Tokyo. Il aura alors 90 ans.

Miyazawa est toujours conseiller pour la Fédération japonaise de lutte, sans oublier ses racines : bien qu'une place lui ait été réservée parmi les officiels de la Fédération pour la Coupe de l'Empereur, il rejoint toujours la section réservée à la presse pour s'asseoir parmi ses pairs. "Je suis un journalise, à vie," commente-t-il.

Miyazawa n'avait pas conscience que ce doublé tokyoïte lui donnait une place particulière dans l'histoire du journalisme jusqu'à ce qu'un collègue lui dise qu'il entrerait ainsi dans le Guiness Book.

Miyazawa est loué pour ses longues années de contribution envers la lutte par le Président de la Fédération japonaise de lutte (FJL) M. Tomiaki Fukuda lors de la célébration, en 2012, de la première médaille d'or olympique remportée par un lutteur (Tatsuhiro Yonemitsu) de l'Université Takushoku, là où Miyazawa fit ses études. (photo : Ikuo Higuchi)

La curiosité maladive de Miyazawa l'a amené à dévoiler quelques-uns des plus grands scoops sportifs de l'histoire du Japon.

Alors au Nikkan Sports, Miyazawa avait publié sur la retraite d'un des champions légendaires du sumo, Yokozuna Wakanohana I (l'épouse de Yokozuna avait appelé Miyazawa). Lors des Jeux d'Asie de 1962 de Jakarta en Indonésie, Miyazawa, qui avait étudié l'indonésien à l'Université Takushoku, avait obtenu un entretien exclusif avec le Président Sukarno, en pleine crise politique à ce moment.

Miyazawa officie en tant qu'arbitre, l'un de ses nombreux rôles, lors des GANEFO (Jeux des nouvelles forces émergentes) de Jakarta en 1963. Il y agit également comme juge et entraîneur de judo et journaliste (photo : avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa). 

Bien qu'il ait fait carrière principalement dans la lutte, il couvrait également d'autres sports, dont le judo, la gymnastique, le karate, le pentathlon et les Jeux Paralympiques, assez pour remplir de nombreux volumes.

Retrouver le médaillé perdu
L'une des plus grandes réussites de Miyazawa fut de retrouver un médaillé olympique japonais qui avait disparu sans laisser de trace. Miyazawa ne retrouva Katsutoshi Naito pas seulement sain et sauf au Brésil mais raconta une histoire fascinante dont peu de Japonais avaient connaissance.

L'histoire de la lutte japonaise remonte en quelque sorte à Naito, un judoka qui, dans les années 20, fit le rare et audacieux choix de traverser l'océan pour rejoindre l'Université de Penn. Il y rejoint l'équipe de lutte et, avant l'établissement de l'Association universitaire nationale d'athlétisme (NCAA), remporta le titre interuniversitaire de la côte est en 1924.

Les sentiments anti-immigrants étaient forts aux États-Unis à cette époque, et les Japonais établis aux USA n'en souffraient pas moins que les autres. Naito faisait donc profil bas, ce qui ne l'empêcha pas de trouver le succès. Un politicien japonais, espérant améliorer les relations entre les deux pays, fit en sorte que Naito puisse concourir aux Jeux Olympiques de Paris en 1924.

Katsutoshi Naito, à gauche, lutteur vedette de l'université d'État de Penn, vainqueur de la première médaille olympique de lutte pour le Japon - le bronze des Jeux de Paris en 1924. (Archives de la FJL)

Naito remporta la médaille de bronze de lutte libre, classe des 61kg, aux Jeux de Paris, la première médaille olympique du Japon en lutte et la troisième toutes disciplines confondues - après les deux médailles d'argent remportées en tennis par le Japon lors des Jeux d'Anvers de 1920.

Naito retourna au Japon après les Jeux et tenta d'introduire la lutte dans le pays. Mais il fut à l'époque impossible de faire face à l'emprise du judo, sport national du Japon. Naito, qui avait étudié l'horticulture aux États-Unis, partit alors pour le Brésil, où une large population japonaise immigrée s'était développée. Tout en établissant une entreprise d'horticulture, Naito introduisit le judo auprès de ses hôtes.

Ce n'est qu'en 1932 que la Fédération japonaise de lutte fut établie. Naito s'était effacé des mémoires et personne ne savait où il se trouvait.

Vers la fin des années 50, Miyazawa mit tous ses efforts dans la recherche de ce héros de la lutte japonaise. Par courrier postal, il obtint l'assurance que Naito vivait au Brésil. Miyazawa joua ensuite un rôle essentiel pour que Naito et son épouse assistent aux combats de lutte des Jeux de Tokyo de 1964, où il les rencontra pour la première fois.

Naito a pu éprouver de la fierté de constater comment la lutte s'était désormais implantée de façon durable au Japon et sa réussite, car le Japon obtint alors 5 médailles d'or.

C'est plus tard que Miyazawa s'attacha à la tâche de raconter l'histoire de Naito. Elle fut publiée en octobre 1987. "Je suis allé trois fois au Brésil et trois fois à l'Université de Penn," se souvient-il. Il fut accueilli aux USA par Hachiro Oishi, entraîneur de longue date de Nittany Lions.

En 1985, Miyazawa accompagne Tomiaki Fukuda, l'actuel président de la FJL, et Kazuko Oshima, la première lutteuse japonaise, pour faire un compte-rendu de la participation d'Oshima au premier tournoi international de lutte féminine de l'histoire, organisé à Clermond-Ferrand. Miyazawa a prolongé son séjour pour visiter les sites des JO de 1924 et se rapprocher de la route suivie par Naito à l'époque. Miyazawa est devenu incollable sur la vie de Naito : "Le 14 juillet, c'est là que Naito a remporté sa médaille de bronze."

Miyazawa, au milieu, pose au Brésil en 1990 avec Katsuhiro Naito, à gauche, le fils aîné de Katsutoshi Naito, et Tatsuo Oishi, le grand frère de l'entraîneur Hachiro Oishi, habitant São Paulo. Sur le mur, le diplôme reçu par Katsutoshi Naito pour sa médaille de bronze des JO de Paris en 1924. (photo avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa)

Pour la postérité
Pendant plus d'un quart de siècle, des JO de Tokyo en 1964 à mars 1990, Miyazawa fut l'éditeur du mensuel de la Fédération japonaise de lutte, tout d'abord appelé Lutte amateur du Japon, puis Mensuel de lutte et maintenant Lutte olympique. En 1964, la lutte n'était qu'un sport amateur strictement dépendant de l'aide financière du gouvernement et les moyens étaient limités. Miyazawa travaillait donc pro bono, en addition à son travail à temps plein.

Un président de la FJL insistait pour que la presse couvre tout, même les mauvaises nouvelles. La plupart des membres de la fédération considéraient cependant les relations avec les médias comme frivoles. "Dépenser de l'énergie en relations publiques n'amène pas de médaille d'or" constituait le refrain quotidien.

"Je ne me souviens pas avoir reçu quelque compensation que ce soit pour écrire, éditer, me déplacer ou tout autre dépense," dit Miyazawa, qui trouva également le temps d'être le directeur de l'équipe de lutte de son université pendant 10 ans, après que celle-ci fut reléguée en troisième division régionale. En 2012 Tatsuhiro Yonemitsu (lutte libre 66kg) devint le premier lutteur de l'université Takushoku médaillé d'or olympique.

Lors des débuts du magazine, il n'y avait ni fax ni email, et Miyazawa devait rencontrer l'imprimeur à la gare Shinjuku de Tokyo entre deux articles pour le Nikkan Sports. L'imprimeur lui rendait ensuite la première épreuve pour corrections. Les résultats des tournois étaient donc publiés avec trois ou quatre mois de retard.

Pourquoi insister ? Selon Miyazawa, il s'agissait de remplir la mission du journaliste : préserver l'histoire exacte d'une discipline qu'il vénérait pour les générations futures.

Un officiel de la fédération dit un jour à Miyazawa, "Si quelqu'un cherche des résultats, il n'a qu'à venir au bureau. Ne devrais-tu pas inclure plus d'histoires ?" La réponse était non pour Miyazawa. Il demeurait plus important de conserver les résultats pour la postérité. Ses soutiens, dont un officiel de la fédération, remarquait que s'il serait facile pour quelqu'un habitant Tokyo de passer au bureau, ce serait impossible pour les autres. "Beaucoup sont intéressés par les résultats. Voir les noms imprimés, parfois le sien, reste très motivant."

D'autres le loueront plus tard, en disant que les détails et résultats compilés par Miyazawa sont infiniment utiles pour établir des récompenses et avoir une vue d'ensemble.

Miyazawa a aussi révolutionné la terminologie de la lutte au Japon. Une "période" était un "tour" et des références telles que "poids mouche" remplaçaient le classement en kilogrammes. Il semble que cette terminologie de boxe était due aux journalistes couvrant les sports de contact. Miyazawa se détermina à aligner le Japon sur le reste du monde après avoir assisté à un tournoi international. "Lorsque j'ai mentionné les poids mouches, un lutteur européen n'avait aucune idée de quoi je parlais."

Comme la lutte fut importée des États-Unis, Miyazawa se demanda si là-bas des termes de boxe étaient aussi utilisés. L'entraîneur de l'Université Kokushikan et contributeur du site de la FJL William May, lutteur universitaire dans le Minnesota, lui répondit que non. Miyazawa, sans consulter personne, utilisa immédiatement la nouvelle terminologie. Personne n'eut à s'en plaindre.

Miyazawa pose avec la première lutteuse japonaise Kazuko Oshima, troisième à partir de la droite, après un combat de démonstration de lutte féminine à l'occasion de la Coupe des supers champions à Tokyo en 1985. (photo avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa)​

Toujours en course
Miyazawa a également soumis sa candidature pour être un porteur de la flamme olympique l'année prochaine. Il sait que s'il est sélectionné, il sera lui-même - cette fois - sujet d'attention médiatique.

Sa santé actuelle est cependant un plus grand sujet d'inquiétude. Opéré pour des calculs biliaires, on lui a découvert un cancer de la prostate, heureusement bénin. Selon son docteur, des injections d'hormones lui garantissent encore de 5 à 10 ans de vie, suffisamment pour assister aux JO de Tokyo.

Sa condition s'est récemment stabilisée. La vie d'un reporter était tout sauf saine. Horaires irréguliers, travail nocturne et célébrations entre collègues jusqu'au petit matin constituaient la norme, comme fumer en tapant à la machine. Même si Miyazawa n'a jamais été fumeur, il n'avait pas de temps à consacrer à l'exercice physique et ne donnait pas un sou de son régime.

À 62 ans, cinq années après la retraite et travaillant contractuellement pour Nikkan Sports, il a payé de sa poche pour assister aux JO de Barcelone en 1992. Voyant une photo de lui-même, il fut choqué de voir combien il avait grossi. On lui diagnostiqua à son retour au Japon le diabète.

Grâce aux médicaments, un régime sain et des exercices physiques, sa condition s'améliora rapidement. Une marche en piscine quotidienne le fit redescendre de 74 à 57kg, son poids de lutteur universitaire.

Miyazawa a couru deux tours de 400 mètres l'année passée lors d'un événement organisé par l'équipe nationale de lutte féminine, et terminé bon dernier ; mais les 200 mètres demandés pour la flamme olympique restent largement dans ses cordes.

Un autre obstacle pourrait être son accréditation. Obtenir une carte de presse en 64 était simple et il put alors écrire sur ce qu'il souhaitait. Le CIO a aujourd'hui rendu le processus bien plus sélectif.

Un ami de Miyazawa lui a proposé autre chose : "Après la double couverture des JO de Tokyo, pourquoi ne pas aller à Paris en 2024 et marquer les 100 ans de la victoire de la médaille de Naito ?"

"Mon docteur m'a donné 10 ans," a répliqué Miyazawa. "Je compte y être."

Olli victorieuse à Riga et garde sa place de No. 1 à 60 kg dans les classements de lutte féminine

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (April 6) – World silver medalist at 58kg Petra OLLI (FIN) returned to the non-Olympic category of 60kg to claim her first senior European crown and reclaim the No.1 position in United World Wrestling’s rankings of women’s wrestling.

Olli qualified Finland at 58kg for the Rio 2016 Olympic Games at last year’s world meet in Las Vegas, but has since returned to 60kg where she won her fourth Klippan Open crown in February and the European championship in March.

In Riga, Olli rolled up technical falls in the quarterfinals and semifinals before upending world champion Oksana HERHEL (UKR), 8-2, in the championship bout and replacing the headlock happy Herhel at the top of the 60kg ranks.

Olli, who turns 22 in June, has won four junior European titles, 2011-2014, and took the inaugural European under-23 title last year. Her victory in Poland lifted her to No.1 in the rankings where she stayed for three months before finishing 14th at 63kg in the European Games last June.

Meanwhile, the usual suspects remain on top of the other seven categories with three-time Olympic Games champions Saori YOSHIDA (JPN) and Kaori ICHO (JPN) leading the way at 53kg and 58kg, respectively.

The Japanese stars are each followed in the rankings by a Mattsson sister – Sofia MATTSSON (SWE) at 53kg and Johanna MATTSSON (SWE) at 58kg.

Sofia won her fourth continental crown in a row and fifth overall in Riga, pinning all four opponents she faced. Johanna, meanwhile, won the prestigious Klippan Open for a second time in February.

Adeline GRAY (USA), meanwhile, is in her second year on top of the 75kg rankings, but Yasemin ADAR (TUR) seems poised to make a challenge after winning the European title in March to make a leap from 16th to No.6 in the heavyweight rankings.
 
Wrestlers in the rankings are listed by name, country code, most notable or most recent result over the last 12 months, and their position in the previous rankings.

48kg – Medved Prizes titlist Jyldyz ESHIMOVA (KAZ) won the Asia qualifying tourney in Astana to join the rankings at No.5 while European Games silver medalist Elitsa YANKOVA (BUL) returned to competition with a bronze medal at the European championships for No.9.
 
1. Mariya STADNYK (AZE) – World No.2 (1)
2. SUN Yanan (CHN) – Asia No.1 (2)
3. Eri TOSAKA (JPN) – Asia No.3 (3)
4. Maryna MARKEVICH (BLR) – Europe No.3 (18)
5. Jyldyz ESHIMOVA (KAZ) – Asia OG Qualifier No.1 (Not ranked)
6. Valentina ISLAMOVA (RUS) – Rio Test Event No.2 (4)
7. Jasmine MIAN (CAN) – Klippan Open No.2 (5)
8. Alina VUC (ROU) – Europe No.2 (nr)
9. Elitsa YANKOVA (BUL) – Europe No.3 (nr)
10. Li Hui (CHN) – World No.5 (9)
11. Victoria ANTHONY (USA) – Klippan Open No.1 (8)
12. Evin DEMIRHAN (TUR) – European U23 No.1 (20)
13. Carolina CASTILLO HIDALGO (COL) – Pan Am OG Qualifier No.1 (13)
14. Patricia BERMUDEZ (ARG) – Pan Am OG Qualifier No.2 (11)
15. VU Thi Hang (VIE) – Asia OG Qualifier No.2 (nr)
16. Jessica BLASZKA (NED) – World No.3 (6)
17. Genevieve MORRISON (CAN) – World No.3 (7)
18. Yuki IRIE (JPN) – Yarygin GP No.1 (10)
19. Natalya PULKOVSKA (UKR) – Dan Kolov No.2 (12)
20. Iwona MATKOWSKA (POL) – Klippan Open No.3 (17)

53kg – Irina KURACHKINA (BLR), runner-up one year ago at the European under-23 tourney, stopped former European champion Yulia KHAVALDZHY (UKR) in the round of 16 in Riga and ended up winning the silver medal to join the rankings at No.7.

1. Saori YOSHIDA (JPN) – World No.1 (1)
2. Sofia MATTSSON (SWE) – Europe No.1 (2)
3. Odunayo ADEKUOROYE (NGR) – World No.3 (3)
4. ZHONG Xuechun (CHN) – Rio Test Event No.1 (4)
5. JONG Myong-Suk (PRK) – World No.3 (6)
6. Katarzyna KRAWCZYK (POL) – Klippan No.3 (7)
7. Irina KURACHKINA (BLR) – Europe No.2 (nr)
8. Angela DOROGAN (AZE) – Ukraine Int’l No.3 (5)
9. Nadeshda SHUSHKO (BLR) – Klippan Open No.1 (9)
10. Mayu MUKAIDA (JPN) – Klippan Open No.2 (10)
11. Yulia KHAVALDZHY (UKR) – Europe No.3 (nr)
12. Natalya MALYSHEVA (RUS) – European U23 No1 (11)
13. Liliya HORISHNA (UKR) – European U23 No.2 (nr)
14. Iulia LEORDA (MDA) – Medved Prizes No.2 (11)
15. Lyubov SALNIKOV (RUS) – Yarygin GP No.1 (8)
16. Betzabeth ARGUELLO (VEN) – Pan Am OG Qualifier No.2 (15)
17. ERDENECHIMEG Sumiya (MGL) – Asia OG Qualifier No.1 (14)
18. Jillian GALLAYS (CAN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (nr)
19. Isabelle SAMBOU (SEN) – Africa No.1 (nr)
20. DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL) – Asia No.1 (nr)

55kg – Junior world silver medalist Olena KREMNER (UKR) rolled to the European under-23 crown with a fall and a pair of technical falls to join the rankings at No.6. Ramona GALAMBOS (HUN), only fifth in the U23s, grabbed a bronze medal in Riga with a pair of wins in repechage for No.9.

1. Helen MAROULIS (USA) – World No.1 (1)
2. Irina OLOGONOVA (RUS) – Europe No.1 (2)
3. Tatyana KIT (UKR) – Europe No.2 (3)
4. PANG Qianyu (CHN) – Asia No.1 (4)
5. Zalina SIDAKOVA (BLR) – Medved Prizes No.1 (7)
6. Olena KREMZER (UKR) – European U23 No.1 (nr)
7. Katsiaryna HANCHAR (BLR) – Medved Prizes No.2 (8)
8. Aleksandra ANDREEVA (RUS) – European U23 No.2 (nr)
9. Ramona GALAMBOS (HUN) – Europe No.3 (nr)
10. Nadeshda TRETYAKOVA (RUS) – Yarygin No.1 (6)
11. Roksana ZASINA (POL) – Europe No.3 (nr)
12. Bediha GUN (TUR) – Yasar Dogu No.2 (15)
13. Samantha STEWART (CAN) – Pan America No.1 (12)
14. Sarah HILDEBRANDT (USA) – Klippan Open No.2 (13)
15. Evelina NIKOLOVA (BUL) – World No.3 (5)
16. DAVAASUKH Otgontsetseg (MGL) – Asia No.1 (14)
17. Giulia OLIVEIRA (BRA) – Pan America No.2 (17)
18. Alyona KOLESNIK (AZE) – GGP Final No.5 (18)
19. Rim AYARI (TUN) – Africa No.2 (nr)
20. Joseph ESSOMBE TAIKO (CMR) – Africa No.1

58kg – With world silver medalist Petra OLLI (FIN) moving up to 60kg, Johanna MATTSSON (SWE) takes over No.2 with a win at the Klippan Open. Meanwhile, Grace BULLEN (NOR) bounds from 17th to No.8 with a silver medal in Riga.

1. Kaori ICHO (JPN) – World No.1 (1)
2. Johanna MATTSSON (SWE) – Klippan Open No.1 (4)
3. Elif Jale YESILIRMAK (TUR) – World No.3 (3)
4. Jackeline RENTERIA CASTILLO (COL) – Pan America No.1 (5)
5. Yulia RATKEVICH (AZE) – Europe No.3@60 (6)
6. Aisuluu TYNYBEKOVA (KGZ) – Asia No.1 (7)
7. Natalya SINISHIN (AZE) – Europe No.1 (9@55)
8. Grace BULLEN (NOR) – Europe No.2 (17)
9. PUREVDORJ Orkhon (MGL) – Asia OG Qualifier No.2 (10@55)
10. Aiym ABDILDINA (KAZ) – Asia No.2 (8)
11. Lyubov OVCHAROVA (RUS) – Klippan Open No.2 (9)
12. Mimi HRISTOVA (BUL) – Europe No.3 (11)
13. Anna VASILENKO (UKR) – Europe No.3 (14@60)
14. Emese BARKA (HUN) – Klippan Open No.3 (10)
15. Kelsey CAMPBELL (USA) – Pan America No.1 (12)
16. Yaquelin ESTORNELL (CUB) – Pan America No.2 (13)
17. Michelle FAZZARI (CAN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (15)
18. BAATARJAV Shoovdor (MGL) – Mongolia Open No.3 (18)
19. Joice SILVA (BRA) – Pan Am OG Qualifier No.2 (nr)
20. Marwa AMRI (TUN) – Africa No.1 (17@55)

60kg – Ukraine transplant Tatyana OMELCHENKO (AZE) won her first title for Azerbaijan at the European U23s, reversing a loss six weeks earlier to Anzhelina LYSAK (UKR). Omelchenko leaps 10 places to No.9, while Lysak follows at No.10.

1. Petra OLLI (FIN) – Europe No.1 (2@58)
2. Oksana HERHEL (UKR) – World No.1 (1)
3. Yulia PRONTSEVICH (RUS) – Yarygin No.1 (6)
4. SUKHEE Tserenchimed (MGL) – Yarygin GP No.3 (3)
5. Anastassia HUCHOK (BLR) – Klippan Open No.2 (nr)
6. Dzhanan MANOLOVA (BUL) – Dan Kolov No.1 (2)
7. Veronika IVANOVA (BLR) – Medved Prizes No.1 (5)
8. Leigh JAYNES (USA) – Pan America No.3 (4)
9. Tatyana OMELCHENKO (AZE) – European U23 No.1 (19)
10. Anzhelina LYSAK (UKR) – European U23 No.2 (17)
11. Gabriella SLEISZ (HUN) – Ukraine Int’l No.2 (18)
12. LUO Xiaojuan (CHN) – GGP Final No.1 (7)
13. Ayaulaylm KASYMOVA (KAZ) – Medved Prizes No.2 (9)
14. Ayaka Ito (JPN) – Asia No.2 (10)
15. HAN Yingyan (CHN) – Asia No.1 (11)
16. Irina NETREBA (AZE) – Ukraine Int’l No.5 (8)
17. Janet SOVERO NINO (PER) – Pan America No.2 (13)
18. Therese PERSSON (SWE) – European U23 No.3 (20)
19. Hela RIABI (TUN) – Africa No.1 (nr)
20. Hafize SAHIN (TUR) – Yasar Dogu No.1 (15)

63kg – Twenty-year-old WANG Xiaoqian (CHN) won the Olympic Games qualifying tourney in Astana to improve to No.8 in the rankings, while Ekaterina LARIONOVA (KAZ) finished in second before the hometown fans to climb two rungs to No.12.
 
1. SORONZONBOLD Battsetseg (MGL) – World No.1 (1)
2. Risako KAWAI (JPN) – Asia No.1 (2)
3. Anastasija GRIGORJEVA (LAT) – Europe No.1 (4)
4. Yulia TKACH (UKR) – Europe No.2 (3)
5. Maria MAMASHUK (BLR) – Medved Prizes No.1 (6)
6. Marianna SASTIN (HUN) – Europe No.3 (8)
7. Danielle LAPPAGE (CAN) – Klippan Open No.3 (6)
8. WANG Xiaoqian (CHN) – Asia OG Qualifier No.1 (11)
9. Katherine VIDIAUX LOPEZ (CUB) - Pan America No.3 (9)
10. Inna TRAZHUKOVA (RUS) – Europe No.3 (12)
11. Taybe YUSEIN (BUL) – Dan Kolov No.2 (7)
12. Ekaterina LARIONOVA (KAZ) – Medved Prizes No.2 (14)
13. Lais OLIVEIRA (BRA) – Pan America No.1 (15)
14. Valeria LAZINSKAYA (RUS) – GGP Final No.3 (10)
15. Braxton STONE (CAN) – World No.5 (13)
16. Monica MICHALIK (POL) – Klippan No.5 (16)
17. Erin CLODGO (USA) – Pan Am OG Qualifier No.1 (20)
18. Kriszte INCZE (ROU) – Yasar Dogu No.2 (18)
19. Blessing OBORUDUDU (NGR) – All-Africa Games No.1 (19)
20. Oluwafunmilayo ADENIYI (NGR) – Africa No.1 (nr)

69kg – Asia silver medalist Elmira SYZDYKOVA (KAZ), who narrowly missed qualifying for Rio 2016 in Las Vegas, came up with four wins in Astana to punch her ticket to the Olympic Games and improve to eighth in the rankings.

CHEN Wen-ling (TPE) joins the rankings at No.20 with three wins in Astana following a loss to Syzdykova and will be the first wrestler representing Chinese Taipei at the Olympic Games since 1988.
 
1. ZHOU Feng (CHN) – Rio Test Event No.1 (1)
2. Natalia VOROBIEVA (RUS) – Rio Test Event No.3 (2)
3. Aline FOCKEN (GER) – Paris GP No.1 (3)
4. Alina MAKHINYA (UKR) – Europe No.3 (5)
5. Sara DOSHO (JPN) – Asia No.1 (6)
6. Jenny FRANSSON (SWE) – GGP Final No.2 (4)
7. Dorothy YEATS (CAN) – Rio Test Event No.2 (7)
8. Elmira SYZDYKOVA (KAZ) – Asia No.2 (9)
9. Elena PIROZHKOVA (USA) – Pan America No.1 (8)
10. Masako FURUICHI (JPN) – Klippan Open No.1 (10)
11. Ilana KRATYSH (ISR) – Europe No.2 (15)
12. Buse TOSUN (TUR) – European U23 No.1 (17/63)
13. Tatyana KOLESNIKOVA-MOROZOVA (RUS) – Medved Prizes No.1 (13)
14. Agnieszka WIESZCZEK-KORDUS (POL) – Klippan Open No.3 (11)
15. OCHIRBAT Nasanburmaa (MGL) – Mongolian Open No.3 (12)
16. Martina KUENZ (AUT) – European U23 No.3 (18)
17. Victoria BOBEVA (BUL) – Yasar Dogu No.2 (14)
18. Maria ACOSTA (VEN) – Pan America No.3 (17)
19. Yudaris RODRIGUEZ (CUB) – Pan America No.2 (19)
20. CHEN Wen-ling (TPE) – Asia OG Qualifier No.2 (nr)

75kg – Yasemin ADAR (TUR) added European champion to her growing list of achievements, lifting the Poland Open and Yasar Dogu winner 10 places to No.6 in the rankings.

1. Adeline GRAY (USA) – World No.1 (1)
2. Vasilisa MARZALIUK (BLR) – Medved Prizes No.1 (3)
3. Erica WIEBE (CAN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (4)
4. Aline FERREIRA (BRA) – Pan America No.3 (5)
5. Epp MAE (EST) – Klippan Open No.3 (2)
6. Yasemin ADAR (TUR) – Europe No.1 (16)
7. Ekaterina BUKINA (RUS) – Klippan Open No.1 (8)
8. Andrea OLAYA GUITIERREZ (COL) – Pan America No.2 (7)
9. ZHOU Qian (CHN) – World No.2 (6)
10. Justina DISTACIO (CAN) – Pan America No.1 (11)
11. Guzel MANYUROVA (KAZ) – Medved Prizes No.2 (12)
12. Svetlana SAENKO (MDA) – Dan Kolov No.1 (11)
13. ZHANG Fengliu (CHN) – Rio Test Event No.3 (10)
14. Alla CHERKASOVA (UKR) – Europe No.3 (20@69)
15. Rio WATARi (JPN) – Asia OG Qualifier No.1 (nr)
16. Daria OSOCKA (POL) – Paris GP No.1 (13)
17. OCHIRBAT Burmaa (MGL) – Asia No.1 (14)
18. Elena PEREPELKINA (RUS) – Yarygin GP No.2 (15)
19. BADRAKH Odonchimeg (MGL) – Yarygin GP No.1 (17)
20. Anna SCHELL (GER) – European U23 No.2 (nr)

اما در سایر اوزان، نفرات مدعی همچنان در صدر هفت وزن دیگر قرار گرفتند، از جمله قهرمانهای سه دوره المپیک یعنی سائوری یوشیدا و کائوری ایچو از ژاپن.

 

 

رده بندی برترین کشتی گیران زن جهان در پایان ماه مارس 2016

 

48 کیلوگرم

1- ماریا استادنیک (آذربایجان)- نفر دوم جهان (1)

2- سان یان یان (چین)- قهرمان مسابقات آزمایشی ریو و قهرمان آسیا (2)

3- اری توساکا (ژاپن)- قهرمان جهان  و نفر سوم آسیا (3)

4- مارینا مارکویچ (بلاروس)- نفر سوم اروپا (18)

5- ییلدیز اشیموا (قزاقستان)- نفر اول گزینشی آسیا (خارج از رنکینگ)

6- والنتینا اسلاموا (روسیه)- نفر دوم مسابقات آزمایشی ریو (4)

7- جاسمین میان (کانادا)- نفر دوم کلیپان (5)

8- آلینا ووج (رومانی)- نفر دوم اروپا (خارج از رنکینگ)

9- الیتسا یانکوا (بلغارستان)- نفر سوم اروپا (خارج از رنکینگ)

10- لی هوی (چین )- نفر پنجم جهان (9)

 

 

53 کیلوگرم

1- سائوری یوشیدا (ژاپن)- قهرمان جهان (1)

2- سوفیا ماتسون (سوئد)- نفر دوم جهان (2)

3- اودونایو آدکورویه (نیجریه)- نفر سوم جهان (3)

4- ژونگ ژه چون (چین)- قهرمان آسیا (4)

5- جونگ میونگ سوک (کره شمالی)- نفر سوم جهان (6)

6- کاتارزینا کراوزیک (لهستان)- نفر سوم جام کلیپان (7)

7- ایرینا کوراچکینا (بلاروس)- نفر دوم اروپا (خارج از رنکینگ)

8- آنجلا دوروگان (آذربایجان)- قهرمان بازیهای اروپایی (5)

9- نادشدا شوشکو (بلاروس)- قهرمان اوپن کلیپان (9)

10- مایو موکایدا (ژاپن)- نفر دوم اوپن کلیپان (10)

63 کیلوگرم

1- سورونزونبولد باتستسگ (مغولستان)- قهرمان جهان (1)

2- ریساکو کاوای (ژاپن)- نفر دوم جهان (2)

3- آناستاسیا گریگوریوا (لتونی)- قهرمان اروپا (4)

4- یولیا تکاچ (اوکراین)- قهرمان دان کلوف و دوم اروپا (3)

5- ماریا ماماشوک (بلاروس)- قهرمان جایزه بزرگ پاریس و مدوید (5)

6- ماریانا ساستین (مجارستان)- سوم اروپا (8)

7- دانیل لاپاژ (کانادا)- نفر سوم کلیپان (6)

8- وانگ ژیائو کیان (چین)- قهرمان گزینشی آسیا (11)

9- کاترین ویدیاکس لوپز (کوبا)- سوم پان امریکا (9)

10- اینا تراژوکوا (روسیه)- سوم اروپا (12)

 

 

69 کیلوگرم

1- ژو فنگ (چین)- قهرمان مسابقات آزمایشی ریو (1)

2- ناتالیا وروبیوا (روسیه)- نفر سوم مسابقات آزمایشی ریو (2)

3- آلین فوکن (آلمان)- قهرمان جایزه بزرگ پاریس (3)

4- آلینا ماخینیا (اوکراین)- سوم اروپا (5)

5- سارا دوشو (ژاپن)- نفر سوم جهان و قهرمان آسیا (6)

6- جنی فرانسون (سوئد)- نفر دوم جایزه بزرگ باکو (4)

7- دوروتی ییتس (کانادا)- دوم آزمایشی المپیک (7)

8- المیرا سیزدیکوا (قزاقستان)- دوم آسیا (9)

9- النا پیروژکوا (روسیه)- قهرمان پان آمریکا (8)

10- ماساکو فوریوچی (ژاپن)- قهرمان اوپن کلیپان (10)

 

 

 

75 کیلوگرم

1- آدلین گری (آمریکا)- قهرمان جهان (1)

2- واسیلیسا مارزالیوک (بلاروس)- نفر سوم جهان و قهرمان مدوید(3)

3- اریکا ویبه (کانادا)- قهرمان گزینشی پان آمریکا (4)

4- آلین فریرا (برزیل)- نفر سوم پان امریکا (5)

5- اپ مائه (استونی)- سوم اوپن کلیپان (2)

6- یاسمین آدار (ترکیه)- قهرمان اروپا (16)

7- اکاترینا بوکینا (روسیه)- قهرمان اوپن کلیپان (8)

8- آندرا گیتیرز (کلمبیا)- دوم پان آمریکا (7)

9- ژو کیان (چین)- نفر دوم جهان (6)

10- جاستینا دیستاسیو (کانادا)- اول پان آمریکا (11)