Japon

À 56 ans d'intervalle, l'écrivain japonais Masayuki Miyazawa couvrira ses seconds Jeux Olympiques

By Ikuo Higuchi

(L'article qui suit est la version abrégée et traduite d'une histoire récemment parue sur le site de la Fédération japonaise de lutte)

Si couvrir les Jeux Olympiques peut être considéré comme un honneur dans la carrière d'un journaliste, les occasions ne sont pas si rares. Mais couvrir deux éditions des Jeux dans la même ville à 56 ans d'intervalle est une autre chose.

Écrivain de lutte, l'auteur Masayuki Miyazawa remplira ce tour de force dans moins d'une année à l'occasion des Jeux de Tokyo 2020, après avoir couvert l'édition de 1964 pour le quotidien sportif Nikkan Sports.

Depuis, Miyazawa est devenu un pilier de la scène de lutte japonaise, non seulement comme un reporter sans égal mais aussi en tant qu'éditeur, représentant officiel de la Fédération japonaise, entraîneur impromptu et non-conformiste.

"Je ne veux pas être simple spectateur, je veux faire mes reportages en scène," dit Miyazawa, depuis longtemps retraité du Nikkan Sports et qui souhaite, si sa santé le permet, être associé en tant qu'écrivain aux prochains Jeux de Tokyo. Il aura alors 90 ans.

Miyazawa est toujours conseiller pour la Fédération japonaise de lutte, sans oublier ses racines : bien qu'une place lui ait été réservée parmi les officiels de la Fédération pour la Coupe de l'Empereur, il rejoint toujours la section réservée à la presse pour s'asseoir parmi ses pairs. "Je suis un journalise, à vie," commente-t-il.

Miyazawa n'avait pas conscience que ce doublé tokyoïte lui donnait une place particulière dans l'histoire du journalisme jusqu'à ce qu'un collègue lui dise qu'il entrerait ainsi dans le Guiness Book.

Miyazawa est loué pour ses longues années de contribution envers la lutte par le Président de la Fédération japonaise de lutte (FJL) M. Tomiaki Fukuda lors de la célébration, en 2012, de la première médaille d'or olympique remportée par un lutteur (Tatsuhiro Yonemitsu) de l'Université Takushoku, là où Miyazawa fit ses études. (photo : Ikuo Higuchi)

La curiosité maladive de Miyazawa l'a amené à dévoiler quelques-uns des plus grands scoops sportifs de l'histoire du Japon.

Alors au Nikkan Sports, Miyazawa avait publié sur la retraite d'un des champions légendaires du sumo, Yokozuna Wakanohana I (l'épouse de Yokozuna avait appelé Miyazawa). Lors des Jeux d'Asie de 1962 de Jakarta en Indonésie, Miyazawa, qui avait étudié l'indonésien à l'Université Takushoku, avait obtenu un entretien exclusif avec le Président Sukarno, en pleine crise politique à ce moment.

Miyazawa officie en tant qu'arbitre, l'un de ses nombreux rôles, lors des GANEFO (Jeux des nouvelles forces émergentes) de Jakarta en 1963. Il y agit également comme juge et entraîneur de judo et journaliste (photo : avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa). 

Bien qu'il ait fait carrière principalement dans la lutte, il couvrait également d'autres sports, dont le judo, la gymnastique, le karate, le pentathlon et les Jeux Paralympiques, assez pour remplir de nombreux volumes.

Retrouver le médaillé perdu
L'une des plus grandes réussites de Miyazawa fut de retrouver un médaillé olympique japonais qui avait disparu sans laisser de trace. Miyazawa ne retrouva Katsutoshi Naito pas seulement sain et sauf au Brésil mais raconta une histoire fascinante dont peu de Japonais avaient connaissance.

L'histoire de la lutte japonaise remonte en quelque sorte à Naito, un judoka qui, dans les années 20, fit le rare et audacieux choix de traverser l'océan pour rejoindre l'Université de Penn. Il y rejoint l'équipe de lutte et, avant l'établissement de l'Association universitaire nationale d'athlétisme (NCAA), remporta le titre interuniversitaire de la côte est en 1924.

Les sentiments anti-immigrants étaient forts aux États-Unis à cette époque, et les Japonais établis aux USA n'en souffraient pas moins que les autres. Naito faisait donc profil bas, ce qui ne l'empêcha pas de trouver le succès. Un politicien japonais, espérant améliorer les relations entre les deux pays, fit en sorte que Naito puisse concourir aux Jeux Olympiques de Paris en 1924.

Katsutoshi Naito, à gauche, lutteur vedette de l'université d'État de Penn, vainqueur de la première médaille olympique de lutte pour le Japon - le bronze des Jeux de Paris en 1924. (Archives de la FJL)

Naito remporta la médaille de bronze de lutte libre, classe des 61kg, aux Jeux de Paris, la première médaille olympique du Japon en lutte et la troisième toutes disciplines confondues - après les deux médailles d'argent remportées en tennis par le Japon lors des Jeux d'Anvers de 1920.

Naito retourna au Japon après les Jeux et tenta d'introduire la lutte dans le pays. Mais il fut à l'époque impossible de faire face à l'emprise du judo, sport national du Japon. Naito, qui avait étudié l'horticulture aux États-Unis, partit alors pour le Brésil, où une large population japonaise immigrée s'était développée. Tout en établissant une entreprise d'horticulture, Naito introduisit le judo auprès de ses hôtes.

Ce n'est qu'en 1932 que la Fédération japonaise de lutte fut établie. Naito s'était effacé des mémoires et personne ne savait où il se trouvait.

Vers la fin des années 50, Miyazawa mit tous ses efforts dans la recherche de ce héros de la lutte japonaise. Par courrier postal, il obtint l'assurance que Naito vivait au Brésil. Miyazawa joua ensuite un rôle essentiel pour que Naito et son épouse assistent aux combats de lutte des Jeux de Tokyo de 1964, où il les rencontra pour la première fois.

Naito a pu éprouver de la fierté de constater comment la lutte s'était désormais implantée de façon durable au Japon et sa réussite, car le Japon obtint alors 5 médailles d'or.

C'est plus tard que Miyazawa s'attacha à la tâche de raconter l'histoire de Naito. Elle fut publiée en octobre 1987. "Je suis allé trois fois au Brésil et trois fois à l'Université de Penn," se souvient-il. Il fut accueilli aux USA par Hachiro Oishi, entraîneur de longue date de Nittany Lions.

En 1985, Miyazawa accompagne Tomiaki Fukuda, l'actuel président de la FJL, et Kazuko Oshima, la première lutteuse japonaise, pour faire un compte-rendu de la participation d'Oshima au premier tournoi international de lutte féminine de l'histoire, organisé à Clermond-Ferrand. Miyazawa a prolongé son séjour pour visiter les sites des JO de 1924 et se rapprocher de la route suivie par Naito à l'époque. Miyazawa est devenu incollable sur la vie de Naito : "Le 14 juillet, c'est là que Naito a remporté sa médaille de bronze."

Miyazawa, au milieu, pose au Brésil en 1990 avec Katsuhiro Naito, à gauche, le fils aîné de Katsutoshi Naito, et Tatsuo Oishi, le grand frère de l'entraîneur Hachiro Oishi, habitant São Paulo. Sur le mur, le diplôme reçu par Katsutoshi Naito pour sa médaille de bronze des JO de Paris en 1924. (photo avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa)

Pour la postérité
Pendant plus d'un quart de siècle, des JO de Tokyo en 1964 à mars 1990, Miyazawa fut l'éditeur du mensuel de la Fédération japonaise de lutte, tout d'abord appelé Lutte amateur du Japon, puis Mensuel de lutte et maintenant Lutte olympique. En 1964, la lutte n'était qu'un sport amateur strictement dépendant de l'aide financière du gouvernement et les moyens étaient limités. Miyazawa travaillait donc pro bono, en addition à son travail à temps plein.

Un président de la FJL insistait pour que la presse couvre tout, même les mauvaises nouvelles. La plupart des membres de la fédération considéraient cependant les relations avec les médias comme frivoles. "Dépenser de l'énergie en relations publiques n'amène pas de médaille d'or" constituait le refrain quotidien.

"Je ne me souviens pas avoir reçu quelque compensation que ce soit pour écrire, éditer, me déplacer ou tout autre dépense," dit Miyazawa, qui trouva également le temps d'être le directeur de l'équipe de lutte de son université pendant 10 ans, après que celle-ci fut reléguée en troisième division régionale. En 2012 Tatsuhiro Yonemitsu (lutte libre 66kg) devint le premier lutteur de l'université Takushoku médaillé d'or olympique.

Lors des débuts du magazine, il n'y avait ni fax ni email, et Miyazawa devait rencontrer l'imprimeur à la gare Shinjuku de Tokyo entre deux articles pour le Nikkan Sports. L'imprimeur lui rendait ensuite la première épreuve pour corrections. Les résultats des tournois étaient donc publiés avec trois ou quatre mois de retard.

Pourquoi insister ? Selon Miyazawa, il s'agissait de remplir la mission du journaliste : préserver l'histoire exacte d'une discipline qu'il vénérait pour les générations futures.

Un officiel de la fédération dit un jour à Miyazawa, "Si quelqu'un cherche des résultats, il n'a qu'à venir au bureau. Ne devrais-tu pas inclure plus d'histoires ?" La réponse était non pour Miyazawa. Il demeurait plus important de conserver les résultats pour la postérité. Ses soutiens, dont un officiel de la fédération, remarquait que s'il serait facile pour quelqu'un habitant Tokyo de passer au bureau, ce serait impossible pour les autres. "Beaucoup sont intéressés par les résultats. Voir les noms imprimés, parfois le sien, reste très motivant."

D'autres le loueront plus tard, en disant que les détails et résultats compilés par Miyazawa sont infiniment utiles pour établir des récompenses et avoir une vue d'ensemble.

Miyazawa a aussi révolutionné la terminologie de la lutte au Japon. Une "période" était un "tour" et des références telles que "poids mouche" remplaçaient le classement en kilogrammes. Il semble que cette terminologie de boxe était due aux journalistes couvrant les sports de contact. Miyazawa se détermina à aligner le Japon sur le reste du monde après avoir assisté à un tournoi international. "Lorsque j'ai mentionné les poids mouches, un lutteur européen n'avait aucune idée de quoi je parlais."

Comme la lutte fut importée des États-Unis, Miyazawa se demanda si là-bas des termes de boxe étaient aussi utilisés. L'entraîneur de l'Université Kokushikan et contributeur du site de la FJL William May, lutteur universitaire dans le Minnesota, lui répondit que non. Miyazawa, sans consulter personne, utilisa immédiatement la nouvelle terminologie. Personne n'eut à s'en plaindre.

Miyazawa pose avec la première lutteuse japonaise Kazuko Oshima, troisième à partir de la droite, après un combat de démonstration de lutte féminine à l'occasion de la Coupe des supers champions à Tokyo en 1985. (photo avec l'aimable autorisation de Masayuki Miyazawa)​

Toujours en course
Miyazawa a également soumis sa candidature pour être un porteur de la flamme olympique l'année prochaine. Il sait que s'il est sélectionné, il sera lui-même - cette fois - sujet d'attention médiatique.

Sa santé actuelle est cependant un plus grand sujet d'inquiétude. Opéré pour des calculs biliaires, on lui a découvert un cancer de la prostate, heureusement bénin. Selon son docteur, des injections d'hormones lui garantissent encore de 5 à 10 ans de vie, suffisamment pour assister aux JO de Tokyo.

Sa condition s'est récemment stabilisée. La vie d'un reporter était tout sauf saine. Horaires irréguliers, travail nocturne et célébrations entre collègues jusqu'au petit matin constituaient la norme, comme fumer en tapant à la machine. Même si Miyazawa n'a jamais été fumeur, il n'avait pas de temps à consacrer à l'exercice physique et ne donnait pas un sou de son régime.

À 62 ans, cinq années après la retraite et travaillant contractuellement pour Nikkan Sports, il a payé de sa poche pour assister aux JO de Barcelone en 1992. Voyant une photo de lui-même, il fut choqué de voir combien il avait grossi. On lui diagnostiqua à son retour au Japon le diabète.

Grâce aux médicaments, un régime sain et des exercices physiques, sa condition s'améliora rapidement. Une marche en piscine quotidienne le fit redescendre de 74 à 57kg, son poids de lutteur universitaire.

Miyazawa a couru deux tours de 400 mètres l'année passée lors d'un événement organisé par l'équipe nationale de lutte féminine, et terminé bon dernier ; mais les 200 mètres demandés pour la flamme olympique restent largement dans ses cordes.

Un autre obstacle pourrait être son accréditation. Obtenir une carte de presse en 64 était simple et il put alors écrire sur ce qu'il souhaitait. Le CIO a aujourd'hui rendu le processus bien plus sélectif.

Un ami de Miyazawa lui a proposé autre chose : "Après la double couverture des JO de Tokyo, pourquoi ne pas aller à Paris en 2024 et marquer les 100 ans de la victoire de la médaille de Naito ?"

"Mon docteur m'a donné 10 ans," a répliqué Miyazawa. "Je compte y être."

Melnikov bat Aleksanyan et devient No. 1 des classements gréco-romains

By William May

CORSIER-SUR-VEVEY (April 7) – Nikita MELNIKOV (RUS), the only wrestler to defeat Artur ALEKSANYAN (ARM) in a major competition in two years, defeated the three-time European champion in Riga to take over the No.1 position in the United World Wrestling rankings for Greco-Roman wrestling.

Melnikov ended Aleksanyan’s two-year run on top of the 98kg rankings, which began after the Armenian won his third straight European championship title in Helsinki.

Aleksanyan’s last loss, prior to Riga, was at the 2013 world championships in Budapest where he dropped a 2-2 decision on criteria to Melnikov in 96kg championship final.

Meanwhile, the top positions in the other seven weight categories were largely unchanged in March, although world bronze medalist Aleksander CHERNETSKI (UKR) improved to No.2 at 130kg after finishing second in Riga to world champion Riza KAYAALP (TUR).

Vehbi Emre winner Robert KOBLIASHVILI (GEO) also went from 10th to No.4 in the rankings at 85kg after finishing second to world and European champion Zhan BELENYUK (UKR).

The biggest leap of the month was achieved by Zurabi DATUNASHVILI (GEO) who went from unranked to No.6 at 75kg.  Datunashvili had been inactive since finishing 13th at the world meet in Las Vegas last September.

Two more Russians also shot up in the rankings after wins in Riga. London 2012 bronze medalist Mingiyan SEMENOV (RUS) went from 11th to No.6 at 59kg, and Beijing 2008 gold medalist Islambek ALBIEV (RUS) went one rung higher, 11th to No.5, at 66kg.

Wrestlers in the rankings are listed by name, country code, most notable or most recent result over the last 12 months, and their position in the previous rankings.

59kg – Hungarian Grand Prix runner-up Shinobu OTA (JPN) upset six-time world champion Hamid SORYAN (IRI) in the opening round of the Asian Olympic Games qualifying tournament on his way to securing a berth at Rio 2016 and No.12 in the rankings.

1. Ismael BORRERO MOLINA (CUB) – World No.1 (1)
2. Rovshan BAYRAMOV (AZE) – World No.2 (2)
3. Almat KEBISPAYEV (KAZ) – GGP Final No.1 (3)
4. Elmurat TASMURADOV (UZB) – Ivan Poddubny No.2 (4)
5. YUN Won-Chol (PRK) – World No.3 (5)
6. Mingiyan SEMENOV (RUS) – Europe No.1 (11)
7. Soslan DAUROV (BLR) – World No.5 (6)
8. Arsen ERALIEV (KGZ) – World No.5 (7)
9. Stepan MARYANYAN (RUS) – Ivan Poddubny No.3 (8)
10. Ivo ANGELOV (BUL) – Nikola Petrov No.1 (9)
11. Ibragim LABAZANOV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (10)
12. Shinobu OTA (JPN) – Asian OG Qualifier No.2 (15)
13. Kanybek ZHOLCHUBEKOV (KGZ) – Asia No.1 (13)
14. Saman ABDVALI (IRI) – Asia No.2 (12)
15. Roman AMOYAN (ARM) – Europe No.2 (Not ranked)
16. WANG Lumin (CHN) – Hungarian GP No.3 (20)
17. Dmitry TSYMBALIYUK (UKR) – Europe No.3 (nr)
18. Andres MONTANO (ECU) – Pan Am OG Qualifier No.1 (nr)
19. Kristijan FRIS (SRB) – Ljubomir Ivanovic Gedza Int’l No.1 (18)
20. Donior ISLAMOV (MDA) – Europe No.3 (nr)

66kg – Beijing 2008 gold medalist Islambek ALBIEV (RUS) overwhelmed five opponents 37-4 with three technical falls, including a 9-0 triumph over 2014 world champ Davor STEFANEK (SRB) for his first European crown since 2009.

1. Frank STAEBLER (GER) – World No.1 (1)
2. RYU Han-Soo (KOR) – World No.2 (2)
3. Artem SURKOV (RUS) – World No.3 (3)
4. Tamas LORINCZ (HUN) – Hungarian GP No.1 (5)
5. Islambek ALBIEV (RUS) - Europe No.1 (11)
6. Davor STEFANEK (SRB) – Europe No.2 (6)
7. Migran ARUTUNYAN (ARM) – Nikola Petrov No.1 (4)
8. Tarek Aziz BENAISSA (ALG) – All-African Games No.1 (7)
9. Hasan ALIYEV (AZE) – Europe No.3 (9)
10. Mehdi ZEIDVAND (IRI) – Asia No.3 (10)
11. Dominik ETLINGER (CRO) – Hungarian GP No.3 (8)
12. Shmagi BOLKVADZE (GEO) – Europe No.3 (13)
13. Wuileixis RIVAS ESPINOZA (VEN) – Pan Am OG Qualifier No.1 (16)
14. Miguel MARTINEZ PALACIOS (CUB) – Pan America No.1 (15)
15. Istvan LEVAI (SVK) – Zagreb Open No.2 (12)
16. Mateusz BERNATEK (POL) – European U23 No.1 (nr)
17. David KARECINSKI (POL) – Hungarian GP No.2 (14)
18. Mate NEMES (SRB) – European U23 No.3 (18)
19. Denys DEMYANKOV (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (17)
20. Artak MARGARYAN (FRA) – Hungarian GP No.3 (19)

71kg – Unranked Varsham BORANYAN (ARM) and Aleksandar MAKSIMOVIC (SRB) edged pre-tourney favorites Balint KORPASI (HUN) and Hasan ALIYEV (AZE), and join the rankings at No.10 and No.11, respectively.
 
1. Rasul CHUNAYEV (AZE) – World No.1 (1)
2. Armen VARDANYAN (UKR) – World No.2 (2)
3. Afshin BYABANGARD (IRI) – Asia No.1 (6)
4. Balint KORPASI (HUN) – Hungarian GP No.1 (7)
5. Adam KURAK (RUS) – World No.3 (4)
6. Zackarias TALLROTH (SWE) – World No.3 (5)
7. Mathias MAASCH (GER) – Paris GP No.1 (6)
8. Justin LESTER (USA) – Farrell Memorial No.2 (8)
9. Timur BERDIEV (BLR) – World No.5 (9)
10. Varsham BORANYAN (ARM) – Europe No.1 (nr)
11. Aleksandar MAKSIMOVIC (SRB) – Europe No.2 (nr)
12. Danijel JANECIC (CRO) – LIG Int’l No.3 (10)
13. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – GGP Final No.3 (11)
14. Zoltan LEVAI (HUN) – Zagreb GP No.1 (12)
15. Darkhan BAYAKMETOV (KAZ) – Asia No.3 (13)
16. Yunus OZEL (TUR) – Europe No.5 (nr)
17. Tomi HINOVEANU (ROU) – Europe No.5 (nr)
18. Abou Halima ABOU HALIMA (EGY) – Africa No.1 (nr)
19. Yunus Emre BASAR (TUR) – Vehbi Emre No.1 (14)
20. ZHANG Ridong (CHN) – Asia No.3 (17)

75kg – Zurabi DATUNASHVILI (GEO), who tumbled out the Top 20 one month ago, returned to No.6 in the rankings with wins over European Games finalists Elvin MURSALIYEV (AZE) and Viktor NEMES (SRB) for the continental crown in Riga.

1. Roman VLASOV (RUS) – World No.1 (1)
2. Doszhan KARTIKOV (KAZ) – Asia No.1 (2)
3. KIM Hyeon-Woo (KOR) – GGP Final No.1 (3)
4. Mark MADSEN (DEN) – World No.2 (4)
5. Andrew BISEK (USA) – World No.3 (5)
6. Zurabi DATUNASHVILI (GEO) – Europe No.1 (nr)
7. Viktor NEMES (SRB) – Europe No.2 (10)
8. Elvin MURSALIYEV (AZE) – Europe No.5 (6)
9. Chingiz LABAZANOV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (7)
10. Saeid Mourad ABDVALI (IRI) – Takhti Cup No.1 (8)
11. Arsen JULFALAKYAN (ARM) – Vehbi Emre No.1 (9)
12. Karapet CHALYAN (ARM) – Europe No.3 (13)
13. Bozo STARCEVIC (CRO) – Zagreb GP No.1 (12)
14. Peter BACSI (HUN) – Thor Masters No.1 (11)
15. Pascal EISELE (GER) – Europe No.1, 80kg (19)
16. Gela BOLKVADZE (GEO) – European U23s No.1 (nr)
17. Geordan SPEILLER (USA) – Hungarian GP No.3 (15)
18. YANG Bin (CHN) – Hungarian GP No.1 (14)
19. Neven ZUGAJ (CRO) – Hungarian GP No.3 (20)
20. Emrah KUS (TUR) – LIG Int’l No.3 (nr)

80kg – Former European junior champion Aslan ATEM (TUR) stepped upon the medals podium for the third time this year at the European championships, defeating Ivan Poddubny winner Ramazan ABACHARAEV (RUS) in the bronze medal final to improve from 16th to No.9 in the rankings.
 
1. Selcuk CEBI (TUR) – World No.1 (1)
2. Lasha GOBADZE (GEO) – European U23 No.1 (2)
3. Evgeni SALEEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (3)
4. Viktor SASUNOVSKI (BLR) – World No.2 (4)
5. Rafik HUSEYNOV (AZE) – GGP Final No.2 (5)
6. Laszlo SZABO (HUN) – Zagreb GP No.2 (6)
7. Ramin TAHERISARTANG (IRI) – Asia No.1 (9)
8. AISHAN Aishan (CHN) – Asia No.2 (10)
9. Aslan ATEM (TUR) – Europe No.3 (16)
10. Edgar BABAYAN (POL) – Europe No.2 (nr)
11. Ramazan ABACHARAEV (RUS) – Ivan Poddubny No.1 (11)
12. Daniel ALEKSANDROV (BUL) – Europe No.3 (nr)
13. Pavel POMINCHUK (BLR) – Hungarian GP No.1 (12)
14. Raibek BISULTANOV (DEN) – Hungarian GP No.2 (13)
15. Patrik SZABO (HUN) – Hungarian GP No.3 (14)
16. Aleksander SHYSHMAN (UKR) – Takhti Cup No.3 (7)
17. Yousef GHADERIAN (IRI) – World No.3 (8)
18. Ashkat DILMUKHAMEDOV (KAZ) – Asia No.3 (9)
19. Rafik MANUKYAN (ARM) – Takhti Cup No.1 (17)
20. Mahdi FALLAHHAMIDABADI (IRI) – Ukraine Int’l No.1 (18)

85kg – Robert KOBLIASHVILI (GEO) finessed a 1-1 criteria win over former European Games gold medalist Evgeni SALEEV (RUS) in the semifinals and took home a silver medal from the European championships to climb from 10th to No.4 in the rankings.

1. Zhan BELENYUK (UKR) – World No.1 (1)
2. David CHAKVETADZE (RUS) – Ivan Poddubny No.3 (2)
3. Damian JANIKOWSKI (POL) – Hungarian GP No.1 (3)
4. Robert KOBLIASHVILI (GEO) – Europe No.2 (10)
5. Rustam ASSAKALOV (UZB) – World No.2 (4)
6. Hasan Saman TAHMASEBI (AZE) – World No.3 (5)
7. Habibollah AKHLAGHI (IRI) – World No.3 (7)
8. Viktor LORINCZ (HUN) – Pytlasinski No.2 (7)
9. Denis KUDLA (GER) – Europe No.3 (19)
10. Nursultan TURSYNOV (KAZ) – Vehbi Emre No.2 (8)
11. Ramsin AZIZSIR (GER) – Thor Masters No.2(10)
12. Tadeusz MICHALIK (POL) – Europe No.3 (nr)
13. Bekhan OZDOEV (RUS) – Ivan Poddubny No.2 (12)
14. Yanarbek KENYEEV (KGZ) – Asia No.1 (nr)
15. PENG Fei (CHN) – Asia OG Qualifier No.1 (nr)
16. Yuri SHKRIUBA (UKR) – Hungarian GP No.3 (15)
17. Javid HAMZATOV (BLR) – Hungarian GP No.2 (16)
18. Jordan HOLM (USA) – Pan Am OG Qualifier No.1 (nr)
19. Rami HIETANIEMI (FIN) – World No.5 (11)
20. Islam ABBASOV (AZE) – GGP Final No.3 (13)

98kg – Former world champion Nikita MELNIKOV (RUS) converted the only par terre chance in the European championship final and held on for a 4-0 win to unseat the reigning two-time world champ Artur ALEKSANYAN (ARM).

1. Nikita MELNIKOV (RUS) – Europe No.1 (8)
2. Artur ALEKSANYAN (ARM) – World No.1 (1)
3. Ghasem REZAEI (IRI) – World No.2 (2)
4. Islam MAGOMEDOV (RUS) – World No.3 (3)
5. Dimitri TIMCHENKO (UKR) – Ukraine Int’l No.1 (4)
6. XIAO Di (CHN) – Hungarian GP No.1 (5)
7. Cenk ILDEM (TUR) – LIG Int’l No.1 (6)
8. Mahdi ALIYARI FEYZABADI (IRI) – Asia No.1 (10)
9. Musa EVLOEV (RUS) – Ivan Poddubny No.2 (9)
10. Aleksander HRABOVIK (BLR) – Europe No.3 (nr)
11. Elis GURI (BUL) – Nikola Petrov No.2 (7)
12. Alin ALEXUC-CIURARIU (ROU) – World No.5 (11)
13. Yasmany LUGO CABRERA (ROU) – Pan America No.1 (13)
14. Marthin Hamlet NIELSEN (NOR) – LIG Int’l No.2 (12)
15. Orkhan NURIEV (AZE) – Europe No.5 (nr)
16. Adam VARGA (HUN) – Hungarian GP No.3 (18)
17. Kevin MEJIA CASTILLO (HON) – Pan America No.3 (14)
18. Fredrik SCHOEN (SWE) – Thor Masters No.1 (17)
19. Hardeep HARDEEP (IND) – Asia No.2 (nr)
20. Felix BALDAUF (NOR) – Vehbi Emre No.2 (20)

130kg – World bronze medalist Aleksander CHERNETSKI (UKR) notched four wins in Riga to reach the finals of the European championships and climb to No.2 in the rankings. Meanwhile, London 2012 bronze medalist Johan Magnus EUREN (SWE) returned to competition with another bronze medal.

1. Riza KAYAALP (TUR) – World No.1 (1)
2. Aleksander CHERNETSKI (UKR) – Europe No.2 (6)
3. Mijain LOPEZ NUNEZ (CUB) – World No.2 (2)
4. Beylal MAKHOV (RUS) – World No.3 (3)
5. Iosif CHUGOSHVILI (BLR) – Europe No.3 (7)
6. Johan Magnus EUREN (SWE) – Europe No.3 (nr)
7. Nurmakhan TINALIEV (KAZ) – Asia OG Qualifier No.1 (13)
8. MENG Qiang (CHN) – Hungarian GP No.1 (8)
9. Eduard SOGHOMONYAN (BRA) – Pan America No.2 (9)
10. Sabah SHARIATI (AZE) – GGP Final No.1 (4)
11. Heiki NABI (EST) – GGP Final No.5 (5)
12. Amir GHASEMI MONJAZI (IRI) – Asia No.1 (14)
13. Murat RAMONOV (KGZ) – Asia No.2 (16)
14. Stjepan LAVRIC (CRO) – Hungarian GP No.3 (10)
15. Iakobi KAJAIA (GEO) – European U23 No.1 (nr)
16. Vitali SHCHUR (RUS) – Europe No.5 (nr)
17. Eduard POPP (GER) – Europe No.5 (nr)
18. Bashir BABAJANZADEH (IRI) – Hungarian GP No.2 (19)
19. Christian JOHN (GER) – Thor Masters No.1 (nr)
20. Mantas KNYSTAUTAS  (LTU) – European U23 No.3 (nr)

بیشترین صعود ماه مارس نیز متعلق به زورابی داتوناشویلی از گرجستان بود در وزن 75 کیلوگرم به رده ششم رسید و این در حالی بود که پیش از این در رنکینگ این وزن قرار نداشت.

رنکینگ ماه مارس کشتی فرنگی جهان به ترتیب زیر است:

59 کیلوگرم

1- اسماعیل بوررو مولینا (کوبا)- قهرمان جهان (1)

2- روشن بایراموف (آذربایجان)- نفر دوم جهان (2)

3- آلمات کبیسپایف (قزاقستان)- نفر سوم جهان و قهرمان جایزه بزرگ باکو(3)

4- المرات تاسمرادوف(ازبکستان)- نفر دوم جام پادوبنی(4)

5- یون وون چول (کره جنوبی)- نفر سوم جهان (4)

6- مینگیان سمنوف (روسیه)- قهرمان اروپا (11)

7- سوسلان دائوروف (بلاروس)- نفر پنجم جهان(6)

8- آرسن ارالیف (قرقیزستان)- نفر پنجم جهان (7)

9- استپان ماریانیان(روسیه)- نفر سوم پادوبنی(8)

10- ایوو آنگلوف (بلغارستان)- قهرمان نیکولا پتروف (9)

11- ابراگیم لابازانوف (روسیه)- قهرمان پادوبنی (10)

12- شینوبو اوتا(ژاپن)- دوم جایزه بزرگ مجارستان(15)

13- کانیبک ژولچوبکوف (قرقیزستان)- قهرمان آسیا (13)

14- سامان عبدولی (ایران)- نفر دوم آسیا (12)

15- رومن آمویان (ارمنستان) نفر دوم اروپا (خارج از رنکینگ)

16- وانگ لومین (چین) نفر سوم جایزه بزرگ مجارستان (20)

17- دمیتری تسیمبالیوک (اوکراین)- نفر سوم اروپا (خارج از رنکینگ)

18- آندرس مونتانو (اکوادور)- قهرمان گزینشی المپیک پان امریکا (خارج از رنکینگ)

19- کریستین فریس (صربستان) قهرمان لیوبومیر ایوانوویچ (18)

20- دونیور اسلاموف (مولداوی) نفر سوم اروپا (خارج از رنکینگ)

71 کیلوگرم

1- رسول چونایف (آذربایجان)- قهرمان جهان (1)

2- آرمن واردانیان (اوکراین) – نفر دوم جهان (2)

3- افشین بیابانگرد (ایران)- قهرمان جام تختی و قهرمان آسیا(3)

4- بالینت کورپاسی (مجارستان)- قهرمان جایزه بزرگ مجارستان(7)

5- آدام کوراک (روسیه)- نفر سوم جهان (4)

6- زاکاریاس تالروث (سوئد)- نفر سوم جهان (5)

7- ماتیاژ ماش (آلمان)- قهرمان جایزه بزرگ پاریس(6)

8- جاستین لستر (آمریکا)- دوم جام فارل (8)

9- تیمور بردیف (بلاروس)- نفر پنجم جهان (9)

10- وارشام بورانیان (ارمنستان) قهرمان اروپا (خارج از رنکینگ)

11- الکساندر ماکسیموویچ (صربستان) نفر دوم اروپا (خارج از رنکینگ)

12- دانیل یانچیچ (کرواسی)- قهرمان جام لیگ (10)

13- رامین طاهری (ایران)- نفر سوم جایزه بزرگ (11)

14- زولتای لوای (مجارستان)- قهرمان جایزه بزرگ زاگرب (12)

15- دارخان بای احمدوف (قزاقستان)- نفر سوم آسیا (13)

16- یونس اوزل (ترکیه)- نفر پنجم اروپا (خارج از رنکینگ)

17- تومی هینووینو (رومانی)- نفر پنجم اروپا (خارج از رنکینگ)

18- آبو هالیما ابو هالیما (مصر)- قهرمان آفریقا (خارج از رنکینگ)

19- یونس امره باشار (ترکیه)- قهرمان وهبی امره (14)

20- ژانگ ری دونگ (چین)- نفر سوم آسیا (17)

 80 کیلوگرم

1- سلجوق جبی‌(ترکیه)- نفر اول جهان (1)

2- لاشا گوبادزه (گرجستان)- نفر سوم جهان و قهرمان جایزه بزرگ باکو (3)

3- یوگنی سالیف (روسیه)- نفر اول بازیهای اروپایی (7)

4- ویکتور ساسونوفسکی (بلاروس)- نفر دوم جهان (3)

5- رفیق حسین اف (آذربایجان)- نفر دوم جایزه بزرگ باکو (6)

6- لاسلو سابو (مجارستان)- نفر دوم جام زاگرب (7)

7- رامین طاهری (ایران)- قهرمان آسیا (9)

8- آیشان آیشان (چین) – نفر دوم آسیا (10)

9- آتم اصلان (ترکیه) نفر سوم اروپا (16)

10- ادگار بابایان (لهستان)- نفر دوم اروپا (خارج از رنکینگ)

11- رمضان آباچارایف (روسیه)- قهرمان پادوبنی (11)

12- دانیل الکساندروف (بلغارستان)- نفر سوم اروپا (خارج از رنکینگ)

13- پاول پومینچوک (بلاروس)- قهرمان جایزه بزرگ مجارستان (12)

14- رایبک بیسلطانوف (دانمارک)- دوم جایزه بزرگ مجارستان (13)

15- پاتریک سابو (مجارستان)- سوم جایزه بزرگ مجارستان (14)

16- الکساندر شیشمان (اوکراین)- نفر سوم جام تختی (7)

17- یوسف قادریان (ایران)- نفر سوم جهان (8)

18- آشکات دیلموخ آمدوف (قزاقستان)- نفر سوم آسیا (9)

19- رفیق مانوکیان (ارمنستان)- قهرمان جام تختی (17)

20- مهدی فلاح (ایران)- قهرمان تورنمنت اوکراین (18) 

98 کیلوگرم

1- نیکیتا ملنیکوف (روسیه)- قهرمان اروپا (8)

2- آرتور الکسانیان (ارمنستان)- قهرمان جهان (1)

3- قاسم رضایی (ایران)- نفر دوم جهان (2)

4- اسلام ماگومداف (روسیه)- نفر سوم جهان (3)

5- دیمیتری تیمچنکو (اوکراین)- نفر سوم جهان (4)

6- ژیائو دی (چین) قهرمان جایزه بزرگ مجارستان (5)

7- جنک ایلدم (ترکیه)- قهرمان وهبی امره و جام لیگ (6)

8- مهدی علیاری (ایران)- قهرمان آسیا (10)

9- موسی اولوئف (روسیه)- نفر دوم پادوبنی (9)

10- الکساندر هرابویک (بلاروس)- نفر سوم اروپا (خارج از رنکینگ)

11- الیس گوری (بلغارستان)- نفر پنجم جهان و دوم نیکولا پتروف(7)

12- آلین الکسوج (رومانی)- نفر پنجم جهان (11)

13- یاسمانی کابررا (کوبا)- قهرمان پان آمریکن (13)

14-  مارتین هملت نیلسن (نروژ)- نفر دوم جام لیگ (12)

15- اورهان نوریف (آذربایجان)- نفر پنجم اروپا (خارج از رنکینگ)

16- آدام وارگا (مجارستان)- سوم جایزه بزرگ مجارستان (18)

17- کوین کاستیلو (هندوراس)- نفر سوم پان آمریکا (14)

18- فردریک سوئن (سوئد)- قهرمان مسترز تور (17)

19- هاردیپ (هند)- نفر دوم آسیا (خارج از رنکینگ)

20- فلیکس بالداف (نروژ)- نفر دوم وهبی امره (20)