World Cup, United States, Cuba, Russia, Mongolia, Los Angeles

Les USA, Cuba et la Mongolie prêts à battre la Russie

By Tim Foley

Coupe du monde de lutte libre masculine : Groupe A

LOS ANGELES (8 avril) – L’équipe de lutte de Russie n’a pas inscrit un seul champion du monde ou médaillé olympique à la Coupe du Monde de lutte libre 2015 ; les fans russes devront sans doute attendre pour voir leur équipe couronnée à la compétition qui commence ce week-end au Forum de Los Angeles, Californie.

Les finalistes de la Coupe du Monde 2014 ne seront pas les favoris que la plupart des fans attendent probablement depuis leurs magnifiques résultats de la Coupe du Monde de l’année passée.

La Fédération de Russie, l’une des plus douée de l’histoire olympique de la lutte, avait remporté cinq des huit catégories de poids à Tachkent, Ouzbékistan, en septembre dernier et a remporté la première place d’équipe en lutte libre. Mais aucun des champions de cette équipe ne se rendra à Los Angeles, et c’est les équipes du Groupe A, soit la Mongolie, Cuba et les Etats-Unis qui auront l’opportunité de voler la vedette à la Russie et de se qualifier pour gagner l’or dimanche.

Les russes devront particulièrement se méfier des américains, qui ont inscrit deux champions olympiques à ce tournoi, Jake VARNER (97 kg) et Jordan BURROUGHS (74 kg). Burroughs a remporté trois titres mondiaux et a remporté le bronze à Tachkent, alors que Varner n’a pas réussi à monter sur le podium.

Le médaillé de bronze olympique Coleman SCOTT (65 kg) tentera également de permettre aux USA de remporter un 14ème titre d’équipe, ainsi que le no. 8 mondial Brent METCALF (65 kg), qui a terminé vice-champion plus tôt cette année aux Grand Prix Yarygin de Krasnoyarsk, en Russie. Clayton FOSTER (86kg), No. 10 mondial, se partagera probablement la compétition avec Ed RUTH (86kg), membre de l’équipe mondial d’Amérique en 2014.

Si les américains comptent sur leurs vétérans pendant ce tournoi, les russes eux placent leurs espoirs en leurs jeunes lutteurs.

Israel KASUMOV (70kg) a remporté le GP Yarygin de 2014 et a gagné le bronze au tournoi de 2015. Ancien No. 1 mondial, il est actuellement classé No. 8 à 70 kg.

Akhmed CHAKLAEV (65kg), No. 16, a terminé deuxième aux GP Yarygin de 2009 et a gagné le bronze à ce même tournoi en 2014. Il a été champion de la Ramzan Kadyrov Cup de Russie en 2011 et 2013, ainsi que le champion du Tournoi International d’Ukraine en 2013.

Le champion universitaire Yuri BELONOVSKI (97 kg) se rendra à Los Angeles en tant que No. 13 mondial.

Chez les cubains, qui ont remporté deux Coupes du Monde de lutte libre, on trouve beaucoup de médaillés continentaux et mondiaux. La star Livan LÒPEZ (74 kg), qui a remporté le bronze aux Jeux Olympiques de 2012, une médaille d’argent à Tachkent, et le bronze aux Championnats du Monde de 2011 et 2014, sera également présente. Le triple médaillé mondial Reineris SALAS PEREZ (86 kg) et les médaillés de bronze de 2014 Yowlys BONNE RODRIGUEZ (61kg) et Javier CORTINA LACERRA (97kg) seront aussi de la partie.

La Mongolie sera menée par le médaillé de bronze des Championnats du monde de 2014 ENKHSIAKN Nyam-Ochir (61kg), No. 5 mondial, et par le médaillé de bronze des Championnats du Monde de 2014 GANZORIG Mandakhnaran (65kg) , qui est No. 6.

Le médaillé d’argent des Championnats du Monde Junior 2013 BATBOLD Nomin évoluera dans la catégorie 57 kg et test No. 13 mondial.

Horaire de la compétition
Samedi 11 avril
(heures exprimées en HNP, heure normale du Pacifique)
Session I
3:00 p.m. – Mat A: USA vs. Cuba; Mat B: Iran vs. Biélorussie
4:30 p.m. – Mat A: Russie vs. Mongolie; Mat B: Azerbaïdjan vs. Turquie
 
Session II
6:15 p.m. – Cérémonies d’ouverture
6:30 p.m. – Mat A: USA vs. Russie; Mat B: Iran vs. Turquie
8:00 p.m. – Mat A: Mongolie vs. Cuba; Mat B: Biélorussie vs. Azerbaïdjan
 
Dimanche 12 avril
Session III
11:00 a.m. – Mat A: USA vs. Mongolie; Mat B: Turquie vs. Biélorussie
12:30 p.m. – Mat A: Azerbaïdjan vs. Iran; Mat B: Cuba vs. Russie
2:00 p.m. – Mat A: Match pour a 5ème place; Mat B: Match pour la 7ème place
 
Session IV
4:15 p.m. – Mat A: Match pour la troisième place
5:45 p.m. – Mat A: Match pour le championnat

Amitié et observations techniques, les deux piliers du stage des coachs de lutte libre

By Tim Foley

RIO DE JANEIRO (23 novembre) – Après trois jours d’activités, le stage d’entraînement de Rio s’est terminé sur dans une ambiance solidaire.  Des coachs de lutte libre des quatre coins du monde ont participé à ce long week-end.

Au programme de cet événement qui a pour la première fois réuni des coaches de lutte féminine et de lutte libre féminine étaient prévus des discussions sur les règles de lutte libre, des ateliers en classe et du travail pratique sur les tapis.  

Des coachs venus de plus de douze pays se sont rendus à cette réunion, dont des coachs du Kazakhstan, du Maroc et de l’Equateur. Le cours a été en partie financé par Olympic Solidarity, et les participants se sont rendus au Parc Olympique qui est en cours de construction à l’occasion des Jeux Olympiques de Rio.

Lors du dernier jour de cette réunion, David LOPEZ (MEX) a dirigé un débat consacré à l’amélioration des performances grâce aux données – un domaine dont World Wrestling espère devenir le leader.

[[{"fid":"2399","view_mode":"wysiwyg","type":"media","link_text":null,"attributes":{"height":440,"width":850,"style":"width: 800px; height: 414px; margin: 5px; float: left;","class":"media-element file-wysiwyg"}}]]Lopez a présenté les cas d’essai des Championnats du monde de 2014 et a expliqué comment les informations récoltées lors de ce tournoi peuvent être utilisées pour améliorer la préparation des athlètes en vue des compétitions majeures. L’un des exemples utilisés par Lopez est celui de la championne du monde Adeline GRAY (USA) ; Lopez montre d’ou et comment la lutteuse marque des points. Ces données ont été présentées aux coachs par un montage vidéo.  

« Ce projet n’est pas terminé, mais il est certain que ces données permettront aux coachs d’améliorer leur travail » a déclaré Lopez. « L’idée est de développer une stratégie de coaching avec l’analyse de ces informations. »

Pour s’entrainer et mettre en œuvre ce système dans leurs programmes individuels, Lopez a demandé aux participants de travailler sur les cas d’essais et les a divisés en groupes de travail.
Les équipes ont analysé le marquage de points depuis plusieurs positions et ont partagé leurs notes avec le groupe. Ces notes ont été utilisées pour créer de nouvelles techniques d’analyse et de création de données.

« C’était une façon intéressante et productive de réfléchir à la lutte » a témoigné Gusel MANYUROVA, coach principale de l’équipe du Kazakhstan. « Ce système nous permet de savoir si nous sommes réalistes et nous offre une vision rationnelle de nos athlètes, ce qui nous aide à les préparer pour de gros tournois. »

[[{"fid":"2408","view_mode":"wysiwyg","type":"media","link_text":null,"attributes":{"height":440,"width":850,"style":"width: 800px; height: 414px; border-width: 5px; border-style: solid; margin: 5px; float: left;","class":"media-element file-wysiwyg"}}]]« L’analyse de performances est courante dans beaucoup de sports mais pas dans les sports de combat » dit Lopez. « Je pense que nous pouvons être parmi les premiers à tirer parti de cette technologie dans le futur. »

Du point de vue pratique, les coachs Terry STEINER (USA) et Tanya VERBEEK (CAN) ont dirigé un atelier sur différentes techniques, et ont discuté avec le groupe en montrant les variations que l’on pouvait apporter à une même technique. Les coachs du monde entier ont testé de nouveaux mouvements et chacun a participé à la discussion.

« Ce système est adapté à nos coachs car ils peuvent partager leurs idées et leurs différentes visions de la technique sportive et de la philosophie de la lutte » explique Steiner. « Nous faisons tous partie de ce monde depuis 30-40 ans mais nous venons de cultures différentes et nous ne faisons pas les choses de la même manière. L’intérêt d’un évènement comme celui-ci est que nous pouvons partager nos idées et travailler ensemble. Nous nous livrons d’habitude une compétition féroce, mais en dehors des tournois nous devons coopérer. »
Les coachs se sont également réunis en petits groupes lors du dernier jour afin de discuter du calendrier de United world Wrestling et d’une amélioration des règles actuelles de lutte libre. Les groupes ont ensuite présenté leurs idées au reste des participants et ont travaillé ensemble afin de rédiger des comptes rendus destinés à différentes commissions d’United World Wrestling.

Ces trois jours de discussion se sont terminés samedi avec un banquet qui a également contribué à renforcer l’ambiance de partage qui a régné tout le week-end. Plusieurs coachs sont restés pour briefer leurs équipes sur le prochain camp d’entrainement et pour participer à la Coupe du Brésil le week-end suivant.

« Nous passons souvent plus de temps entre nous qu’avec nos familles » dit Steiner. « Je veux que ces week-ends soient l’opportunité de créer de véritables amitiés entre nous ainsi qu’un réel sentiment de solidarité. »

« Cela me semble vital, et pour moi, c’est la clé du succès. »